C’était une sacrée affiche. Pour la première fois, l’Espagne portait le maillot avec sa deuxième étoile sur le torse, samedi soir. Et elle le faisait dans un cadre de rêve : à Wembley, face à celle qui est peut-être la deuxième meilleure sélection européenne actuellement, l’Angleterre. Ou du moins, celle qui est le plus en capacité de faire mal à la Roja, comme l’ont expliqué de nombreux observateurs espagnols avant, mais aussi après la rencontre, remportée 3-2 par les ouailles de Luis de la Fuente. Il faut dire que la bande de Jude Bellingham a bien tenu tête à la championne du monde.

Un duel particulièrement spectaculaire, avec des retournements de situation et des séquences de domination qui se sont succédées, et où le coaching de Luis de la Fuente en deuxième période a permis aux Ibères de prendre le meilleur sur les Three Lions, avec des entrées décisives d’Alex Baena et de Mikel Oyarzabal. Mais s’il y a un homme qui fait la une au pays, c’est encore une fois Lamine Yamal.

Il a encore bluffé tout le monde

Il faut dire que le Barcelonais a encore marché sur l’eau. Il a ouvert le score dès la deuxième minute de jeu, récupérant un ballon dans les pieds de Marc Guehi pour s’en aller crucifier Trafford. Un but qui aura sûrement plu à son coach en club Hansi Flick, qui demande toujours à ses joueurs d’être agressifs au pressing. Mais au-delà de cette ouverture du score, le numéro 19 de la Roja a fait énormément de différences avec le ballon, ridiculisant ses adversaires et offrant des gestes techniques de grande classe. Si Ferran Torres avait été un peu plus inspiré, il aurait même terminé avec un ou deux passes décisives.

Si chacun des candidats au Ballon d’Or a des arguments solides en sa faveur, Lamine Yamal a confirmé une chose qu’il semble difficile à nier, quelle que soit la préférence de chacun : il est le joueur le plus spectaculaire et inspiré avec le ballon. Lui-même a insisté dessus à plusieurs reprises au cours de ses nombreuses prises de parole récentes. Quoi qu’il en soit, en Espagne, on n’a plus de doutes. « Hier, à Londres, où sera remis le Ballon d’Or le 26 octobre, Lamine Yamal a démontré qu’il est le Special One », explique le journal AS. « C’est clair que c’est le meilleur joueur du monde et il n’avait même pas à le prouver aujourd’hui, mais il l’a quand même fait », y allait de son côté Marc Pubill, son coéquipier en sélection. Rendez-vous dans un mois donc…