Arrivé cet été à l’Olympique de Marseille après plusieurs années réussies à Brest, Grégory Lorenzi imaginait certainement un premier mercato différent. Le nouveau directeur sportif a finalement vécu un été particulièrement frustrant, marqué par une profonde réduction de la masse salariale et surtout par aucune recrue enregistrée. Une situation largement dictée par les contraintes financières et réglementaires qui pesaient sur le club.

Mais au-delà de l’absence d’arrivées, c’est surtout sa marge de manœuvre qui interroge. Selon Le Parisien, Lorenzi serait ainsi déçu de la gestion globale du mercato et constaterait que plusieurs intervenants empiètent sur son domaine. Le quotidien rapporte notamment l’implication accrue de la garde rapprochée de Frank McCourt, tandis que d’autres acteurs ont également participé aux opérations du marché. Lorenzi aurait d’ailleurs rapidement compris qu’il ne disposait pas des pleins pouvoirs espérés.

Lorenzi est déçu !

Cette situation est d’autant plus frustrante que Lorenzi avait accepté de rejoindre Marseille dans le cadre d’un projet de reconstruction et de rigueur financière. Le contexte était pourtant connu : l’OM devait vendre massivement avant même d’envisager des recrutements. Récemment, le président Stéphane Richard a lui confirmé que la masse salariale avait été réduite de 30 à 35 %, tandis que plusieurs cadres ont quitté le club, pour environ 90 millions d’euros de recettes de transferts.

Pour Lorenzi, le véritable enjeu sera donc désormais de trouver sa place dans ce nouvel OM. Sa déception ne signifie pas qu’il remettrait en cause son engagement, mais son premier mercato révèle une direction sportive où les responsabilités semblent partagées entre plusieurs pôles. «La garde rapprochée de McCourt s’est beaucoup plus impliquée», précise d’ailleurs le quotidien au sujet du dernier été des Olympiens. Alors que le club doit préparer les prochaines fenêtres de recrutement, la clarification des pouvoirs de chacun pourrait devenir essentielle pour permettre à l’ancien Brestois d’imposer réellement sa méthode.