Un derby sous haute tension. Ce dimanche, l’Atlético de Madrid a remporté le derby madrilène face à son rival du Real Madrid (2-1). Un match marqué par l’expulsion de Dean Huijsen en début de seconde période et des décisions d’arbitrages qui n’ont pas forcément été au goût de José Mourinho. Le coach portugais des Merengues a dégoupillé après la rencontre. «Cet arbitre n’a pas l’expérience nécessaire pour arbitrer un derby. Il n’a pas de matchs internationaux. Pourquoi ? Il n’est pas bon (…) Tout a été très étrange. L’arbitre était connu une semaine à l’avance. Cette information sort habituellement seulement 24 heures avant le match. Ensuite, il y a le fait qu’il n’est pas un arbitre international, ce qui suggère qu’il n’est pas exactement un officiel de premier plan. Le pauvre gars est venu ici et n’a pas pu gérer la pression», a-t-il notamment déclaré.

S’appuyant sur des fautes de Kang-in Lee et de Cristian Romero qui auraient pu occasionner un carton rouge, José Mourinho a été suivi dans la foulée par un communiqué du Real Madrid pour le soutenir. Pour autant, ses propos n’ont pas été acceptés par tout le monde. Coach victorieux de la rencontre, Diego Simeone a tenu un tout autre discours après la partie. Le coach argentin a tenu a évoqué le match dans un premier temps au micro de DAZN et celui-ci a été en faveur des Colchoneros dans le contenu : «au-delà du détail d’une ou deux expulsions, ou même plus, il y avait clairement une équipe dominante. Et une équipe qui n’a pas joué le jeu auquel elle s’attendait.»

Diego Simeone n’a pas aimé la sortie de José Mourinho

Diego Simeone a ensuite enchaîné : «les décisions arbitrales font partie du jeu. Parfois elles sont favorables, parfois non. Le responsable des arbitres nous a expliqué que l’expulsion de Cuti Romero n’était pas justifiée. Même s’il a peut-être bénéficié d’un traitement de faveur aujourd’hui, le respect des arbitres doit être maintenu.» Il a ensuite réagi à l’encontre des propos de José Mourinho. Et Diego Simeone n’a pas apprécié l’attaque frontale envers l’arbitre : «tout est permis, aussi prestigieux que soit votre nom, Mourinho. Chaque situation susceptible d’entraîner un carton rouge prend une tournure différente. Mais au final, ça s’équilibre. Enfin, pas vraiment.»

«Nous respectons toujours les opinions des autres. Les entraîneurs occupent une position privilégiée et bénéficient d’une grande visibilité. Chacun d’entre nous, quel que soit son nom – Mourinho, Flick, Pellegrini ou moi-même – doit faire attention à ses paroles. Car nous devons savoir respecter nos collègues et les arbitres, sous peine de tout perdre. Et franchir cette limite du respect, même pour un Mourinho, est inacceptable. Il ne faut surtout pas la franchir», a-t-il conclu. De quoi renforcer un peu plus la rivalité entre les deux ennemis de Madrid…