Le Paris Saint-Germain a remporté le Classique au Vélodrome, mais n’a pas vraiment rassuré sur son niveau actuel. Longtemps tenu en échec par un OM accrocheur, le club de la capitale a finalement fait la différence en seconde période grâce à Ferran Torres (66e) puis Marquinhos (75e), malgré l’égalisation d’Angel Gomes (72e). Paris s’est imposé (1-2) dans une rencontre où il a largement dominé le ballon et les débats territoriaux, mais où son animation offensive a encore manqué de tranchant dans les moments importants. Luis Enrique a obtenu les trois points dans un moment où le PSG restait sur un début de saison poussif en Ligue 1.

Et forcément, les regards se tournèrent vers Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia. Les deux hommes avaient pourtant affiché une belle complicité ces derniers jours dans la course au Ballon d’Or. Interrogé par Ligue 1+, Dembélé avait expliqué qu’il donnerait le trophée au Géorgien, estimant que Kvara était « le meilleur joueur du monde » et qu’il méritait de remporter le Ballon d’Or après une saison exceptionnelle. Et dans le même entretien croisé, Kvaratskhelia lui avait répondu en expliquant qu’il voterait pour Dembélé, mettant notamment en avant sa capacité à mener l’équipe, ses accélérations et son penalty face à Arsenal. Une véritable campagne croisée où les deux Parisiens se renvoyaient les compliments avec beaucoup d’élégance.
Une prestation encore poussive
Mais sur la pelouse du Vélodrome, le timing était particulièrement mauvais pour manquer leur rendez-vous. Ousmane Dembélé a rapidement affiché ses limites dans ce Classique. Dès la 12e minute, après une combinaison avec Nuno Mendes et Fabián Ruiz, il a tenté un lob du gauche mais a envoyé le ballon au-dessus du but de Jeffrey De Lange. Quelques minutes plus tard, il a encore été impliqué dans les offensives parisiennes sans parvenir à faire la différence. Après la pause, il a également eu du mal à convertir les situations créées par le PSG, tandis que son activité a progressivement perdu en influence. Plus problématique encore, il a perdu un ballon dans la construction de l’égalisation marseillaise à la 72e minute. Un déchet inhabituel pour celui qui devait justement apporter la dernière étincelle dans une rencontre aussi importante. Kvaratskhelia n’a pas réussi à prendre les commandes. Le Géorgien avait pourtant plusieurs situations pour faire mal à l’OM, notamment à la 12e minute lorsque sa combinaison avec Désiré Doué débouchait sur une frappe contrée, puis surtout à la 52e minute.
Après un centre de Dembélé, Kvara s’était retrouvé en bonne position dans l’axe, mais sa frappe avait été déviée par Egan-Riley et le ballon était passé juste à côté alors que De Lange était battu. Quelques instants plus tard, il n’a pas réussi à profiter des espaces laissés par Marseille. Remplacé à la 59e minute par Ferran Torres, il a vu l’Espagnol ouvrir le score seulement sept minutes plus tard. Un symbole cruel pour le duo, puisque le remplaçant espagnol a immédiatement apporté davantage de tranchant et d’efficacité. En conférence de presse, Luis Enrique a reconnu, sans nommer les deux attaquants, que son équipe avait encore vendangé. «On a contrôlé la première période mais on ne s’est pas créé beaucoup d’occasions. Ils ont bien défendu et ça a été compliqué. Après le repos, on a démarré de manière brillante, on a eu beaucoup d’occasions nettes mais on a raté. On a marqué, on a pris un but très vite et ça a encore été compliqué. Mais l’objectif est atteint, les trois points et donner un bon moment à nos supporters en gagnant le Classique». Dans un début de saison déjà poussif, Dembélé et Kvaratskhelia avaient l’occasion de frapper fort dans le Classique. Ils sont finalement passés à côté de leur rendez-vous, au pire moment.
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