Le premier coup de pinceau de l’ère Zinédine Zidane. Après 14 ans ininterrompus sous Didier Deschamps, tous les Bleus convoqués pour cette trêve vivaient une première ce vendredi soir : celle de découvrir leur équipe de France sous les ordres d’un autre sélectionneur. Ils ont finalement assuré l’essentiel en s’imposant en Turquie (0-1), malgré la perte sur blessure de Kylian Mbappé… sur son but. Avant ça, les Français avaient eu besoin de quelques minutes pour trouver leur souffle, et sans doute aussi leurs repères en raison de ce retour au 4-3-3. Un choix qui concernait Kylian Mbappé au premier chef, avec ce repositionnement attendu comme ailier gauche, un rôle qu’il n’avait plus endossé depuis deux ans chez les Bleus.

Souvent collé à la ligne en début de match, le capitaine tricolore se heurtait systématiquement aux prises à deux des Turcs, ou manquait le cadre quand il repiquait (17e). Ousmane Dembélé peinait, lui, à être trouvé à l’intérieur du jeu, quand Michael Olise soufflait le chaud et le froid dans son couloir. Les premières grosses situations étaient d’ailleurs à mettre au crédit des hommes de Vincenzo Montella. Maignan était vigilant devant Yilmaz (4e) - finalement hors-jeu après un autre sauvetage de Lacroix sur sa ligne - puis devant Kadioglu (28e). Pendant une demi-heure, les Bleus peinaient à s’extraire de l’étau imposé par la pression et l’intensité turque.

67e but pour Mbappé en Bleus, première sélection pour Lepaul

À son avantage dans son couloir, Truffert était encore trop peu recherché malgré des montées sans relâche. Cherki, dans son nouveau rôle de milieu relayeur, avait par moments l’étincelle, mais manquait souvent de tranchant dans le dernier geste. Trouvé par Olise, il laissait couler intelligemment pour Dembélé, qui le servait sur un plateau en une touche, mais le milieu offensif de Manchester City tardait trop avant d’être contré par Demiral (41e). Les Bleus finissaient mieux qu’ils n’avaient commencé la première période, et Olise voyait à son tour la défense turque lui refuser le but. C’était cette fois le gardien qui détournait sa magnifique frappe (43e). Dès le retour des vestiaires, Maignan l’imitait en sauvant les Bleus in extremis sur corner (51e). Cette alerte allait réveiller les hommes de Zinédine Zidane sur l’action suivante.

Suite au pressing de Koundé et Cherki, Olise était trouvé à l’intérieur et décalait Kylian Mbappé sur la gauche de la surface. Le capitaine inscrivait son 67e but en Bleus sur son geste signature : le pied fermé… mais le genou en alerte. Il grimaçait au moment d’aller célébrer, avant de s’écrouler et de laisser sa place quelques secondes plus tard (59e). Désiré Doué le remplaçait et se mettait en évidence tout de suite avec une première frappe dangereuse (62e). Jamais buteur en équipe de France, Koundé était, lui, proche de débloquer son compteur, mais touchait le poteau (69e). Entré à la place d’Olise, Bradley Barcola a apporté de l’énergie et du danger. Il allait même causer l’expulsion du portier turc en fin de rencontre. Trouvé en profondeur, l’ailier de Liverpool tentait le grand pont, mais était contré par la main de Cakir en dehors de sa surface. Bayindir s’interposait tout de suite sur le coup franc face à Dembélé (88e). C’était le dernier ballon du Parisien, et le premier grand frisson d’Estéban Lepaul, qui effectuait à 26 ans sa première entrée en équipe de France. Les Bleus s’imposent péniblement pour la première de Zidane, mais l’essentiel est là. Prochain rendez-vous dans cette Ligue des Nations, ce lundi soir, en Belgique (20h45).

L’Homme du match : Upamecano (7) : il a fait une très belle impression et confirme qu’il devrait être le patron de la défense de cette nouvelle ère. Ses interventions pleines d’assurance, autoritaires à la fois comme sur Yilmaz (20e), ont rassuré ses coéquipiers. Le Bavarois a remporté la très grande majorité de ses duels et récupéré beaucoup de ballons grâce à sa lecture du jeu et son sens de l’anticipation. Il a également été propre balle quand il s’agissait de repartir de derrière. Une seule relance manquée, mais elle aurait pu être fatale (31e). Encore dominant dans le jeu aérien tout au long de la deuxième mi-temps. Averti (71e).

Turquie

- Cakir (2) : longtemps épargné, il réalise pourtant une première intervention de grande classe à la 43e minute en allant chercher une frappe d’Olise qui prenait la lucarne opposée. Mais son match bascule dès le retour des vestiaires : sous la pression française, sa mauvaise relance est directement à l’origine de l’ouverture du score, conclue par Mbappé qui le trompe en refermant parfaitement son pied. Il se rachète partiellement à la 62e minute avec un superbe arrêt sur une frappe lointaine de Désiré Doué juste après le rebond, avant d’être sauvé par son poteau sur une tentative de Koundé (68e). Sa soirée se termine définitivement à la 86e minute lorsqu’il sort de sa surface et touche le ballon de la main devant Barcola, qui partait seul au but, synonyme de carton rouge.

- Aydin (5) : ailier de formation, il est repositionné comme piston droit dans une défense à cinq, avec pour mission de fermer les lignes de passe tout en apportant sa vitesse dans les transitions. Un rôle dans lequel ses limites défensives se font sentir, sans qu’il parvienne en contrepartie à peser suffisamment offensivement, souvent trop loin des rares attaques turques. Peu après l’heure de jeu, il bénéficie pourtant d’une belle situation dans la surface après un contrôle orienté vers le but, mais précipite sa frappe qui s’envole largement au-dessus de la cage de Maignan. Il est remplacé par Elmali (75e), avec la volonté d’apporter un profil plus défensif.

- Celik (5,5) : latéral de formation repositionné comme défenseur central droit dans la défense à cinq turque, il se montre plutôt convaincant lorsqu’il doit sortir de sa ligne pour presser le porteur. Ses habitudes de latéral se ressentent également avec plusieurs projections pour accompagner les offensives en première période. Son placement lui coûte toutefois cher sur l’ouverture du score française : trop haut, il perd le marquage de Mbappé et laisse l’attaquant français se retrouver en position de conclure. Beaucoup moins aventureux après la pause, il se concentre davantage sur son placement et retrouve une certaine solidité défensive.

- Demiral (6,5) : véritable patron de la défense à cinq turque, le capitaine affiche beaucoup de sérénité dans l’axe et dirige constamment son bloc par la voix. Très présent dans les duels, il prend régulièrement en charge l’attaquant français en un contre un et utilise parfaitement sa vitesse pour couvrir les espaces lorsque sa défense est prise dans son dos. À la 40e minute, il se montre décisif avec un tacle salvateur devant Rayan Cherki, dont la frappe prenait la direction du but. Solide dans ses interventions et rarement pris à défaut, il apporte l’autorité nécessaire à une arrière-garde régulièrement sollicitée. Un match de capitaine.

- Bardakci (6,5) : véritable point d’impact physique de la défense turque, il remporte l’intégralité de ses duels, au sol comme dans les airs. Très vocal, il joue également un rôle important dans l’organisation de la ligne à cinq, en guidant ses partenaires sur leur placement et en anticipant les ballons dans le dos. Il se distingue notamment par deux récupérations sur des contre-attaques françaises en première période, mais commet une erreur lourde sur l’ouverture du score : sa déviation en première intention rend directement le ballon aux Bleus, qui se retrouvent en position de conclure en une passe avant que Mbappé sanctionne. Il ne se désunit toutefois pas et reste ensuite solide dans la lecture des trajectoires, les duels et la couverture, tout en apportant sa présence sur les coups de pied arrêtés dans les deux surfaces.

- Kadioglu (6,5) : piston gauche particulièrement généreux, il multiplie les déplacements et les courses pour accompagner les offensives turques sans négliger son travail défensif. Sa disponibilité lui permet de se retrouver seul dans la surface à la 28e minute, mais sa tête trop écrasée est captée par Maignan. Il enchaîne ensuite les allers-retours, capable de se projeter très haut avant de revenir contrer les offensives françaises dans son couloir. Son énorme volume de course en fait l’un des Turcs les plus actifs de la rencontre, même s’il lui manque davantage de justesse dans les derniers mètres pour réellement peser. Une prestation pleine d’envie et de détermination. Il est remplacé par Gul (90e) pour tenter un dernier coup offensif et égaliser.

- Ozcan (5) : trop peu présent dans l’entrejeu en première période, le milieu de Beşiktaş manque d’impact et de vivacité pour perturber la construction française. En retard dans les duels et pas suffisamment agressif à la récupération, il laisse trop facilement les milieux tricolores installer leur jeu et perd clairement la bataille du milieu. Son visage est meilleur après la pause, avec davantage de projections, de courses et surtout de combativité pour tenter de rééquilibrer les débats. Une réaction néanmoins trop tardive et trop irrégulière pour réellement peser sur la rencontre.

- Yuksek (5,5) : moins en difficulté que son partenaire dans l’entrejeu, il se distingue surtout par son travail à la récupération. Malgré seulement 17 ballons touchés en première période, il récupère cinq possessions, meilleur total turc à la pause, en évoluant très bas et presque comme un sixième défenseur lorsque la France attaque. Concentré dans ses interventions, il attend généralement le bon moment pour sortir sur son vis-à-vis, mais son influence disparaît presque totalement dès qu’il s’agit de jouer plus haut. Trouvé sur corner à la 49e minute, il place néanmoins une tête piquée qui oblige Maignan à réaliser un arrêt de grande classe. Plus mobile offensivement après la pause, il reste avant tout précieux sans ballon et termine la rencontre avec 13 récupérations. Il est remplacé par Kabasakal (89e).

- Uzun (4) : bien loin de l’influence qu’il affiche en club, il traverse la rencontre sans parvenir à trouver sa place dans l’animation turque. Positionné derrière l’attaquant aux côtés d’Arda Güler, il manque de rythme, de percussion et surtout de créativité pour apporter du danger. Très discret en première période, il ne parvient pas davantage à se montrer au retour des vestiaires, avec trop peu de justesse dans ses initiatives et des choix souvent mal sentis. Son influence reste ainsi quasiment inexistante jusqu’à sa sortie. Il est remplacé par Aktürkoğlu (75e).

- Güler (7) : véritable pièce centrale du jeu turc, il est constamment recherché dans le cœur du jeu pour organiser les offensives et faire remonter son bloc. Très mobile, il vient chercher les ballons bas avant d’utiliser sa qualité technique pour créer des décalages face à un bloc français compact, avec parfois un peu de déchet. Averti à la 42e minute pour un excès d’engagement sur Rayan Cherki, il revient avec beaucoup d’activité après la pause et obtient dès la 48e un coup franc à l’entrée de la surface, dont sa frappe contrée débouche sur un corner. Sur celui-ci, il trouve parfaitement un partenaire seul au second poteau, mais Maignan réalise un arrêt de grande classe. Toujours aussi entreprenant, il sollicite encore le gardien français à la 75e minute d’une frappe dangereuse au premier poteau. Le principal créateur turc, capable de faire naître le danger aussi bien dans le jeu que sur coups de pied arrêtés.

- Yilmaz (5,5) : il provoque le premier frisson de la rencontre dès la 3e minute avec une frappe au premier poteau repoussée par Maignan, avant d’être signalé hors-jeu. Disponible à la pointe de l’attaque, il se procure plusieurs situations, mais manque de lucidité pour les exploiter, à l’image de sa frappe contrée à la 26e ou de ce duel avec Lacroix quelques minutes plus tard, où il perd ses appuis après avoir pourtant réussi son crochet. Généreux dans les courses, il impose par séquences un pressing efficace à la défense française, mais éprouve davantage de difficultés balle au pied face aux centraux. Lorsqu’un angle de frappe se présente, il a aussi tendance à chercher le dribble ou le geste supplémentaire plutôt qu’à tenter directement sa chance. Il est remplacé par Bayindir (89e).

France

- Maignan (7) : même si Yilmaz est signalé hors-jeu après l’action, le gardien a sans doute pris un ascendant psychologique sur l’attaquant avec son double arrêt spectaculaire (3e). Vigilant sur cette tête en arrière de Kadioglu (27e), il n’a pas eu grand-chose à faire durant les 45 premières minutes, si ce n’est assurer ses relances au pied. En revanche, le portier est immédiatement sollicité en sortant un arrêt déterminant sous sa barre sur cette tête piquée de Yüksek (51e). Il est encore auteur d’une belle parade sur ce tir puissant d’Arda Güler en angle fermé (74e). Un ballon mal capté tout de même (75e).

- Koundé (6,5) : on ne l’a pas beaucoup durant la première demi-heure avec une seule montée mal récompensée (28e). Le latéral droit a fini fort avant la pause en participant davantage au jeu, après avoir été un peu délaissé. Il n’a pas été inquiété non plus face aux faiblesses offensives turques. Son retour aux affaires en seconde période est déterminant puisqu’il y a d’abord ce contre bienvenu dans sa surface sur ce temps fort adverse (49e). Dans la foulée, il gêne la relance qui profite à Olise, passeur décisif pour Mbappé (54e). Il a continué de proposer sur la dernière demi-heure et n’est pas loin de marquer sur ce tir enveloppé du gauche sur l’extérieur du poteau (68e).

- Upamecano (7) : voir ci-dessus.

- Lacroix (4) : en balance avec Jacquet, le joueur de Chelsea a finalement démarré seulement, il n’a pas franchement marqué beaucoup de points aux yeux du nouveau sélectionneur. Le défenseur a parfois été pris dans son dos et on l’a senti en difficulté sur certaines séquences, à l’image de ce contrôle orienté de Güler (7e). Il y a aussi cette passe complètement ratée pour Koundé (24e) alors qu’il n’y avait aucune pression, ou encore ce positionnement très douteux face à la course d’Aydin (25e) le long du côté gauche français. On a tout de même noté un léger mieux sur la seconde période, notamment cette belle interception alors qu’il y avait le feu (53e). Il tarde à monter sur Ozcan (66e).

- Truffert (5,5) : pour sa première titularisation en bleu et son retour en sélection 4 ans après sa seule apparition, le latéral gauche avait une belle carte à jouer dans son duel à distance avec ses concurrents, à commencer par Diouf. Il a essayé de proposer, mais a rarement été servi malgré ses montées dans le couloir, que ce soit par Mbappé, mais aussi Dembélé, Rabiot ou plus tard Doué. De quoi le frustrer sans doute. Il n’y a pas grand-chose à lui reprocher défensivement, il a d’ailleurs rarement été inquiété puisqu’il était aux avant-postes lors de la seule incursion Aydin (25e) où le collectif des Bleus a eu du mal à coulisser.

- Cherki (6) : titulaire dans le cœur du jeu, le Cityzen ne s’est pas caché, malgré les difficultés de son équipe à faire le jeu. Lui aussi a élevé le curseur en finissant fort sa première période entre une quasi-balle de but à Dembélé (37e), qui lui a rendu la pareille quelques minutes plus tard avec une frappe contrée in extremis par Demiral (41e). Il offre une nouvelle situation gâchée par Rabiot cette fois (45e). Il a connu du moins bon en seconde période entre cette faute évitable devant sa surface offrant un coup-franc dangereux à Güler (47e) et une petite baisse de régime globale. Il y a tout de même ce décalage sur Koundé (68e). Remplacé par Camavinga (78e), de retour en sélection après avoir manqué la Coupe du Monde et qui a eu du mal à se mettre dans le rythme.

- Koné (5) : le milieu de terrain a connu du bon et du moins bon ce vendredi soir. Quelques petites fautes pour commencer (il en a subi aussi), signe de son engagement, de sa volonté de presser, mais aussi un peu de déchet et problème de positionnement pour enrayer un contre sur le côté gauche (25e), avant de prendre des initiatives intéressantes et le dessus sur le milieu de terrain adverse. Le joueur de la Roma a coupé pas mal de trajectoires adverses avant un net coup de mou après la reprise. Gêné par Güler, il a trop souvent été battu dans les duels (55e, 66e), offrant des espaces et des situations à la Turquie.

- Rabiot (4,5) : ce n’est sans doute pas son meilleur match en équipe de France. Le second vice-capitaine a commis des erreurs techniques en début de partie, comme d’autres de ses partenaires, notamment ce ballon dangereux pour Güler (21e). On l’a souvent vu presser la défense adverse et il s’est globalement montré volontaire pour aller de l’avant. Il a cette belle situation dans la surface qu’il ne parvient pas à conclure en frappant au-dessus. Lui aussi s’est fait un peu transpercer en seconde période où il y a cette intervention manquée dans sa surface qui aurait pu coûter cher (63e).

- Olise (6,5) : très discret durant le premier quart d’heure où il a été un peu dépassé dans l’engagement, le Munichois est pourtant à la baguette sur la première opportunité de son équipe avec ce décalage pour Mbappé (16e). Il l’est à nouveau sur ce mouvement à trois que Cherki ne parvient pas à terminer (41e) et envoie une magnifique frappe enroulée sous la barre sortie du bout des doigts par Çakir (43e). Monté en régime, l’ailier droit a de nouveau fait des différences avec cette passe décisive pour Mbappé (54e). Remplacé par Barcola (78e) qui a apporté sa percussion et même eu la chance de marquer sur cette passe de Doué (85e) où Çakir est finalement expulsé.

- Dembélé (4,5) : sa première période fut franchement médiocre entre de nombreuses imprécisions techniques (7e, 22e), trop peu de changements de rythme et de connexions avec ses coéquipiers. Il se distingue enfin avec ce jeu à trois en compagnie d’Olise et Cherki, mal conclu par l’ancien Lyonnais (41e) seulement. Au final, on reste sur notre faim. Certes, il crée l’espace pour Mbappé sur le but des Bleus et il y a ce coup franc cadré (89e), cela reste insuffisant. Il oublie aussi Yüksek sur ce corner turc, sauvé par la main de Maignan (51e). Remplacé par Lepaul (90e), qui pour sa première sélection a tout de même eu le temps d’écoper d’un avertissement (90e+3).

- Mbappé (6) : le capitaine de cette nouvelle ère était scruté de près ce soir, lui qui était aligné sur le côté gauche de l’attaque. Auteur de la première frappe française sur cette passe d’Olise (16e), il a mis un peu de temps à se trouver avec ses partenaires, notamment offensifs. Le Madrilène a parfois oublié Truffert (22e, 30e) mais on l’a senti plus à l’aise au fil du match. Il finit par ouvrir la marque sur cette offrande d’Olise en fermant son pied en direction du premier poteau (54e) mais se blesse sur son geste, visiblement derrière le genou gauche. Remplacé dans la foulée par Doué (59e), auteur d’une belle frappe cadrée sur son premier ballon (62e). Il offre aussi cette jolie balle de but à Barcola dans la profondeur (85e), qui aboutit à l’expulsion de Çakir (87e).