Jürgen Klopp espérait lancer son mandat à la tête de l’Allemagne avec davantage de certitudes. Après un nul frustrant contre les Pays-Bas (1-1), marqué par une égalisation néerlandaise dans le temps additionnel, la Mannschaft s’est cette fois inclinée à domicile face à la Grèce (0-1), dimanche soir à Augsbourg. Deux rencontres, un seul point et toujours aucune victoire : le début de l’ère Klopp est forcément décevant, même si le sélectionneur dispose encore de temps pour installer ses principes.

Pour autant, un premier problème saute aux yeux : l’Allemagne peine à maintenir son intensité et sa structure sur l’ensemble d’un match. Face aux Pays-Bas, l’équipe avait montré un pressing agressif et beaucoup d’engagement avant de progressivement reculer et subir en seconde période. Contre la Grèce, cette domination territoriale n’a pas davantage débouché sur une réelle efficacité offensive. Malgré une possession importante et plusieurs situations, les Allemands ont manqué de précision dans le dernier geste et ont finalement été punis sur un but de Dimitrios Kourbelis à la 74e minute de jeu.
Le chantier de Jürgen Klopp ne fait que commencer !
Autre difficulté, Klopp doit encore trouver une hiérarchie et des automatismes dans un groupe volontairement très large. Le sélectionneur avait choisi de convoquer deux listes distinctes, soit 44 joueurs pour ses quatre premières rencontres, afin de composer avec un calendrier particulièrement chargé et de multiplier les expérimentations. Cette stratégie offrait, certes, de nombreuses possibilités, mais elle limitait aussi le temps consacré à la construction d’un onze stable et de repères collectifs. Les absences de Jamal Musiala et Kai Havertz, tous deux forfaits après le match contre les Pays-Bas, ont en outre réduit les solutions offensives disponibles.
Vous l’aurez compris, le chantier est donc encore vaste pour Klopp : améliorer la sortie de balle sous pression, conserver le contrôle lorsque l’adversaire hausse le rythme, gagner en efficacité devant le but et surtout installer des automatismes malgré la rotation. Le technicien allemand avait lui-même reconnu après Amsterdam que son équipe n’avait pas encore suffisamment joué lorsque les Néerlandais avaient pris le dessus. La défaite contre la Grèce renforce cette impression. Oui, l’Allemagne possède de l’intensité et des individualités mais son nouveau projet manque encore de continuité et de maîtrise. Et il faut bien l’avouer, avec une 3e place dans le groupe 2 de la voie A, l’Allemagne se retrouve déjà sous pression avant d’accueillir la Serbie jeudi prochain.
Jürgen Klopp
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