Était-ce une bonne idée de convoquer 44 joueurs pour cette trêve internationale ? Une chose est sûre, les débuts de Jürgen Klopp à la tête de l’Allemagne prennent une tournure de plus en plus préoccupante. Après une défaite contre la Grèce (0-1), une victoire face à la Serbie (2-0), la Mannschaft n’a pas réussi à prendre sa revanche ce dimanche soir à Thessalonique, se contentant d’un nouveau 0-0. Avec seulement cinq points en quatre journées, l’Allemagne occupe la troisième place de son groupe de Nations League, derrière les Pays-Bas et la Grèce, tous deux à huit points. À ce stade, elle ne serait donc pas qualifiée pour les quarts de finale.

Un secteur offensif en grande difficulté
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour les hommes de Klopp. Dominateurs et particulièrement entreprenants en première période, les Allemands ont multiplié les situations, avec notamment 13 tirs à la pause contre un seul pour les Grecs. Jonathan Burkardt pensait même avoir ouvert le score à la 32e minute de jeu mais son but a finalement été annulé par la VAR en raison d’une main de Tom Bischof au début de l’action. Derrière, l’Allemagne a progressivement perdu en fluidité face au bloc grec et a surtout affiché ses limites dans le dernier geste.
Dans ce secteur offensif en panne, Derry Scherhant aura toutefois été l’une des rares satisfactions de la soirée. Pour sa deuxième sélection, le jeune ailier de Fribourg s’est montré très actif et dangereux, notamment sur son côté gauche. Il a offert le ballon du but refusé à Burkardt, avant de passer tout près de marquer lui-même avec une frappe qui a frôlé le poteau juste avant la pause. Encore dangereux après l’entracte, il a finalement cédé sa place à la 82e minute. Malgré les entrées de Nick Woltemade et Saïd El Mala pour dynamiser l’attaque, l’Allemagne n’a jamais trouvé la faille.
Klopp n’est pas inquiet
«Nous avons mis beaucoup de pression, mais nous n’avons pas marqué ce putain de but, c’est énervant. Globalement, nous pouvons être satisfaits de notre prestation, il y a eu beaucoup de bonnes choses. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes ensemble que depuis une semaine. Nous voulions vraiment gagner, nous ne l’avons pas fait, mais tout n’était évidemment pas mauvais», résumait d’ailleurs Florian Wirtz au coup de sifflet final. Présent en conférence de presse, Klopp se voulait lui (encore) rassurant malgré la situation comptable.
«Le plus difficile dans le football, c’est de jouer contre un bloc bas. Pour cela, il faut avoir certains automatismes. Dans le peu de temps que nous avons eu, nous n’avons manifestement pas encore suffisamment travaillé comme il le faudrait. Je suis très satisfait parce que je sais d’où nous venons. Je suis très, très, très impressionné par l’équipe. Cela m’a plutôt surpris que je sois déçu maintenant mais nous avons joué il y a trois jours et c’est difficile de maintenir le rythme sur 90 minutes contre des Grecs très forts. Notre contre-pressing a fonctionné de manière exceptionnelle pendant 90% du temps. À partir de la 60e minute, nous sommes devenus un peu nerveux, c’est pourquoi les séquences n’étaient plus aussi claires», notait notamment l’intéressé.
Malgré la confiance affichée, ce nouveau résultat laisse, à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’ancien coach de Liverpool avec un bilan d’une victoire, deux nuls et une défaite pour ses quatre premiers matches à la tête de la Mannschaft. Une situation d’autant plus préoccupante que l’Allemagne a déjà perdu le duel direct face à la Grèce après sa défaite à Augsburg. Le sélectionneur, déjà discuté, devra désormais trouver rapidement des solutions offensives avant les deux dernières journées, en Serbie puis contre les Pays-Bas, avec l’obligation de prendre des points pour espérer poursuivre l’aventure en quarts de finale.
Jürgen Klopp
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