Plus de deux ans s’étaient écoulés entre la dernière titularisation d’Isaak Touré sous le maillot de Lorient (le 28 avril 2024 face à Toulouse), et la nouvelle face au Paris FC ce samedi soir (1-0). Un bol d’air frais, une bouffée d’espoir, une délivrance… appelez ça comme vous le souhaitez. En tout cas, à l’entendre, l’ancien Marseillais vivait ce retour sur les terrains comme un poids en moins sur les épaules, lui qui figurait sur la liste des transferts à chaque mercato depuis plusieurs saisons.

«J’étais dans un esprit revanchard. J’ai été patient, je suis allé chercher cette titularisation, j’ai fait auparavant mes matches avec l’équipe réserve (N1), je me suis entraîné dur, et le staff m’a récompensé. Je les remercie. Personnellement, j’y ai toujours cru, parce que je sais de quoi je suis capable», expliquait-il après la victoire convaincante des Merlus face au Paris FC ce samedi (1-0), au micro de Ouest-France. Touré a joué 87 minutes, avec à la clé une copie convaincante et certainement appréciée par son entraîneur Alexandre Dujeux.

895 jours entre sa dernière titularisation et son grand retour dans le XI de Lorient hier

«Il faut en être conscient, j’étais un peu mis aux oubliettes. Le club m’avait acheté pour un montant assez conséquent (environ 8 M€ à l’OM en 2023). Je veux encore m’excuser auprès du club, des supporters, parce que j’ai pu les décevoir il y a quelques années de ça. J’ai appris de mes erreurs, j’ai gagné en maturité. Lors de mon dernier match au Moustoir contre Toulouse (28 avril 2024), j’avais été sifflé par le public. Aujourd’hui, je suis sorti avec une ovation, cela m’a énormément touché, je remercie les supporters. Le terrain ne ment pas, les gens ont vu que j’avais changé», a ajouté Touré.

Le colosse de 2,06m a aussi reconnu avoir vécu des derniers mois éprouvants, ce qui peut s’entendre, au regard de son faible temps de jeu depuis la saison dernière (il avait seulement joué 30 minutes en Ligue 1 face à Metz au mois de mai). «Mon plus gros problème au début, c’était l’extra-sportif. J’ai réglé tous ces petits paramètres. J’étais jeune, j’ai fait des erreurs, j’en suis conscient. Désormais je suis là pour aider l’équipe.» À la pleine satisfaction d’Alexandre Dujeux.