Le début de saison du Paris Saint-Germain est plus compliqué que prévu. En championnat, les Parisiens ont connu un démarrage en dents de scie, marqué par deux matchs nuls frustrants face à Rennes (2-2) et Lille (2-2), suivis d’un revers à domicile contre Monaco (1-2). Malgré cette entame contrastée en Ligue 1, le PSG a su relever la tête avec autorité en étrillant le Slovan Bratislava (6-1) en Ligue des Champions, avant de s’imposer sur le fil à Brest (0-1). Ce dimanche soir, c’est l’heure du Classique au Vélodrome face à des Marseillais en pleine crise et qui restent sur quatre défaites de rang toutes compétitions confondues.

Pour Luis Enrique, la mission est plus grande cette saison. Après avoir tout raflé les deux dernières saisons, le coach ibérique veut éviter le piège mortel de la satiété chez ses joueurs. Face au risque d’un relâchement inconscient et d’une perte de cette « niaque » qui faisait leur force, le technicien espagnol a décidé de monter d’un cran son niveau d’exigence, comme le rapporte L’Équipe dans son édition du jour. Fini les statuts protégés et le confort des habitudes : le message passé au vestiaire est limpide, il n’y a plus de titulaires indiscutables ni de simples doublures, mais un groupe dans lequel chaque minute de jeu doit désormais se mériter au quotidien.
Seul Vitinha échappe à cette règle
Pour insuffler cette nouvelle dynamique, l’entraîneur parisien n’hésite plus à utiliser la manière forte et à bousculer ses cadres avec des sorties dès la mi-temps, des mises au repos forcées ou des cadres laissés en tribune pour la Ligue des Champions. En somme, personne n’est à l’abri de son impitoyable rotation. Avec cette méthode radicale, Luis Enrique cherche à sortir ses stars de leur zone de confort. Une décision qui permet aussi de garder un effet de surprise sur des adversaires qui ne savent plus vraiment à quelle équipe ils auront affaire. Dans son édition du jour, L’Equipe explique que seul Vitinha, considéré comme le garant du jeu de Luis Enrique, devrait être épargné par ce turn-over infernal.
Cette ultra-concurrence pousse toutefois le management sur un fil particulièrement ténu. Comme l’explique le quotidien, derrière les agacements passagers comme les réactions de frustration après des remplacements prématurés, le risque d’user psychologiquement certains cadres ou de braquer des leaders majeurs reste réel. À trop vouloir bousculer ses individualités décisives, le coach espagnol s’expose à la perte de certains joueurs en chemin. Nos confrères rappellent néanmoins que Luis Enrique bénéficie d’un crédit immense auprès de ses troupes, qui acceptent la règle du jeu collectif.
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