Daniel Riolo comprend la décision du RC Lens de se séparer de Dino Toppmöller après seulement six matches sur le banc. Malgré un Trophée des champions remporté face au PSG, l’entraîneur allemand affichait un bilan mitigé en Ligue 1, avec une victoire, un nul, deux défaites et une pauvre 10eme place, c’est surtout son incapacité à faire passer ses idées qui aurait précipité son départ. « Le message ne passe pas avec les joueurs et certains d’entre eux s’en sont plaints », a expliqué l’éditorialiste dans l’After Foot. Selon lui, les Lensois éprouvaient des difficultés à comprendre leur positionnement et les principes réclamés par Toppmöller, assez éloignés du jeu intense qui faisait jusque-là leur force. « La direction lensoise est plutôt maligne parce qu’elle évite l’enlisement. »

Les tensions au sein du staff auraient également pesé, notamment autour de Nelson Morgado, l’un des adjoints arrivés avec Toppmöller, qui ne se serait pas entendu avec certains membres historiques du club et plusieurs joueurs. Lens aurait envisagé de l’écarter, mais l’Allemand a choisi de soutenir son adjoint, avant de trouver un accord avec sa direction et de renoncer à une partie de ses indemnités. Une séparation que Riolo juge particulièrement saine : « Je trouve que c’est plutôt intelligent, plutôt que de le traîner deux mois et d’avoir un boulet. » Pour l’éditorialiste, le club a surtout eu le mérite de reconnaître rapidement son erreur : « La démarche est plutôt intelligente, d’autant que la séparation se fait sans heurt. »
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