Jérémy Jacquet vit une ascension fulgurante depuis plusieurs mois. Arrivé à Liverpool cet été en provenance du Stade Rennais, le défenseur de 21 ans s’est rapidement installé aux côtés de Virgil van Dijk et a déjà participé à cinq rencontres de Premier League. Ses prestations ont également convaincu Zinédine Zidane, qui l’a convoqué dès sa première liste avec les Bleus et l’a titularisé à deux reprises lors de ce rassemblement. Après avoir été très bon contre la Belgique, Jacquet a encore livré une prestation convaincante face à l’Italie (1-1), au Stade de France. Dans un entretien exclusif accordé à Téléfoot ce dimanche matin, le nouveau défenseur des Bleus est revenu sans détour sur ses débuts en sélection, son arrivée à Liverpool, son parcours et son avenir avec l’équipe de France.

Forcément marqué par ses premières apparitions avec les Bleus, Jacquet a notamment raconté ce qu’il avait ressenti au Stade de France : « ma deuxième sélection au Stade de France, c’était un pur plaisir. Je ne m’attendais pas à autant de bruit dans le stade. En plus, j’en fais partie. Ce que j’ai ressenti quand j’ai chanté la Marseillaise au Stade de France, j’étais vraiment content. De là d’où je viens, je ne peux qu’être fier de moi. J’ai vu ma famille dans les tribunes. Mon match face à l’Italie ? il est bien, mais il peut être meilleur. En soi, je suis content de ces deux premières sélections. » Le défenseur a également expliqué ce qui lui permettait de garder autant de calme malgré cette ascension rapide : « d’où vient ma maturité ? Je ne sais pas. Peut-être de mes parents. Mais non, j’ai toujours été un joueur assez calme avec le ballon, à ne pas trop me précipiter. Et puis voilà, je joue mon football. » Une attitude qui colle parfaitement aux demandes de Zidane, comme il l’a ensuite détaillé : « le coach nous demande d’aller chercher haut, d’être assez agressifs. On laisse quand même pas mal d’espace dans notre dos, donc c’est important d’être agressif quand on y va. » Face à l’Italie, Jacquet a d’ailleurs pu compter sur Dayot Upamecano : « je connais un peu son style de jeu. Il m’a facilité la tâche. Il m’a donné pas mal de conseils. On parle beaucoup et on a plutôt intérêt, avec le 1 contre 1 qu’on fait des fois, on en a besoin. »
« Pour le gamin que j’étais, ça représente des années de souffrance »
Alors que son nom s’installe déjà dans les discussions autour de la défense française, Jacquet refuse pourtant de se projeter trop loin et ne pense pas encore à s’imposer définitivement chez les Bleus : « honnêtement, je ne pense pas tellement à m’imposer pour l’instant. J’ai que deux sélections, je prends match par match, je prends les minutes que le coach me donne, j’essaie de savourer, ça va vite. » Une philosophie qui correspond aussi à son état d’esprit à Liverpool. « Mon très bon début de saison avec Liverpool ? Je l’ai vécu très bien. Ça aussi, ça s’est enchaîné très, très vite. On a un bon groupe, tout se passe bien pour le moment. Jouer avec Virgil van Dijk, c’est grandiose. Quand on connaît le défenseur qu’il est, il y a peu de défenseurs qui sont arrivés à son niveau. » Une progression qui prend d’autant plus de relief lorsqu’il évoque les difficultés traversées avant d’atteindre ce niveau : « jouer en Premier League à Anfield, pour le gamin que j’étais, ça représente des années de souffrance. Je n’ai pas eu des débuts faciles. Quand je me pose et que je vois certaines choses, je suis content. J’ai des problèmes de dos, de genou aussi. J’essaie de ne pas y penser et de regarder droit devant. » Thierry Henry avait d’ailleurs déjà repéré son potentiel lorsqu’il était sélectionneur des Espoirs, expliquant qu’il avait voulu le convoquer alors qu’il n’avait que 16 ou 17 ans et soulignant également sa maturité et son sérieux dans son parcours.
Enfin, Jacquet mesure pleinement le chemin parcouru et ne cache pas que jouer pour l’équipe de France représente déjà l’accomplissement d’un immense rêve. « Quel est mon plus grand rêve ? Je crois que je l’ai réalisé. Jouer pour ma nation, jouer pour mon pays, devant tous les Français. C’est une sensation énorme. Et sous les ordres de Zinédine Zidane, une grande légende. » Alors qu’il pourrait encore être aligné contre la Belgique lundi, avant de retrouver Liverpool, le défenseur ne demande finalement pas grand-chose pour la suite : « qu’est-ce qu’on peut me souhaiter maintenant ? La santé. Jouer le maximum de matchs et encore beaucoup de sélections en bleu. » Des mots qui résument parfaitement l’état d’esprit du nouveau phénomène français, dont l’ascension, entre Liverpool et les Bleus, s’est accélérée à une vitesse impressionnante.
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Z. Zidane
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