Éliminée par l’Angleterre lors des seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, après avoir terminé troisième du groupe K derrière le Portugal et la Colombie, la RD Congo a quitté le tournoi nord-américain par la grande porte. Pourtant, si l’on en croit une enquête menée par Le Monde et le New York Times, les Léopards n’auraient jamais dû fouler le sol américain l’été dernier. La raison ? Un de leurs joueurs était inéligible. Tout est parti du recours déposé par la fédération nigériane (NFF) après la défaite des Super Eagles face aux Congolais lors de la finale des barrages africains. En clair, la NFF soupçonnait plusieurs joueurs des Léopards d’être inéligibles en raison de fraude à la nationalité. Et parmi les joueurs ciblés figurait le gardien du Havre, Lionel Mpasi (32 ans).

Après avoir été ignorée une première fois par la FIFA, la NFF a relancé l’instance dirigeante en mars 2026 et c’est à ce moment-là, selon les deux médias, que les juristes de la FIFA ont constaté l’inéligibilité de Mpasi. Ce dernier possède la double nationalité franco-congolaise, mais il ne serait jamais allé au bout du processus de changement d’affiliation fédérale. Une infraction qui, selon l’article 19 du code disciplinaire, donne match perdu à l’équipe du joueur inéligible. La FIFA aurait donc laissé la RD Congo disputer le barrage intercontinental contre la Jamaïque puis la Coupe du Monde tout en connaissant l’affaire Mpasi. Pour se justifier, l’instance avait indiqué que le recours nigérian était irrecevable pour des raisons de délais notamment.
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