Tout comme Jean Butez, appelé pour pallier le forfait de Robin Risser, Maghnes Akliouche n’était pas prévu au programme de Zinédine Zidane pour son premier rassemblement à la tête de l’équipe de France. Le nouveau sélectionneur avait décidé de ne pas retenir le Parisien dans sa liste initiale, malgré ses dix sélections et son expérience de la Coupe du Monde 2026. Le technicien français avait expliqué ce choix par sa volonté de limiter son groupe à 23 joueurs et de ne pas laisser certains éléments en tribunes, précisant toutefois qu’Akliouche restait « sélectionnable » pour les prochains rassemblements. Mais le forfait de Warren Zaïre-Emery, touché à la cuisse, a finalement changé la donne : le milieu parisien a été rappelé en renfort et dispose désormais d’une occasion inattendue de marquer des points auprès de Zidane.

Cette convocation intervient pourtant dans un contexte particulier pour le joueur de 24 ans. Arrivé cet été au PSG en provenance de Monaco, Akliouche connaît un début d’aventure parisienne encore mitigé, avec une passe décisive en huit apparitions, dont cinq titularisations. Il n’a notamment pas connu les mêmes débuts tonitruants que Ferran Torres, mais Luis Enrique continue de lui accorder sa confiance et apprécie sa polyvalence, capable d’évoluer sur l’aile droite, dans un milieu à trois ou même en faux numéro 9. « Cela fait plus d’un an que l’on regarde ses prestations (à Monaco). Il a tout pour jouer au PSG. On l’a signé cet été. Il est l’un des joueurs qui s’adapte le plus vite à ce que nous voulons. Il a des qualités avec le ballon, une grande capacité à défendre, il fait des appels en profondeur aussi. Je suis content de ce que je vois quand il joue et c’est pour cela qu’il joue beaucoup », expliquait récemment l’entraîneur parisien.
Une concurrence féroce pour Maghnes Akliouche
Surtout, cette arrivée sur le fil lui offre l’opportunité de répondre directement à un premier signal envoyé par Zidane. Avant même l’annonce de la liste, Akliouche avait justement affiché son ambition de gagner sa place chez les Bleus : « j’espère que c’est le moment de prouver pour ma place en équipe de France. Je travaille pour ça et je me donne au quotidien pour cet objectif, mais il y a d’autres étapes avant. Zidane en sélectionneur, c’est une bonne chose pour la France que ce soit lui à la tête de l’équipe, je pense que tout le monde est content de ce choix. » Le problème, c’est que la concurrence est particulièrement dense. Rayan Cherki, Bradley Barcola et Désiré Doué ont été retenus d’entrée, tandis que Michael Olise possède également un statut important dans le secteur offensif. Cherki a d’ailleurs déjà eu l’occasion de se mettre en évidence depuis le début du rassemblement, comme le rapporte L’Équipe.
Akliouche va donc devoir profiter de la moindre opportunité, notamment lors des quatre rencontres de Ligue des Nations prévues durant ce rassemblement. En effet, à la différence des six nouveaux, Akliouche connaît Clairefontaine et doit désormais convaincre un sélectionneur qui, contrairement à Didier Deschamps, vient tout juste d’établir sa hiérarchie. Jusqu’ici, Zidane ne s’est d’ailleurs pas attardé sur son cas au-delà de l’explication donnée pour sa non-convocation initiale. Avec le forfait de Zaïre-Emery, le contexte change donc brutalement pour le Parisien : à lui de transformer ce rappel tardif en véritable opportunité et de montrer que son début de saison encore discret au PSG ne reflète pas tout ce qu’il peut apporter aux Bleus. Va-t-il avoir l’opportunité de montrer ses qualités à ZZ face à la Turquie ? Réponse ce vendredi soir.
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