Voici notre équipe type de la semaine internationale consacrée aux matches amicaux des différentes sélections à travers le monde. Dans ce second volet, nous prenons en compte les rencontres disputées entre dimanche et ce mercredi pour ce onze qui s'articule autour d'un 4-2-3-1.

Alisson (Brésil)Le Brésil est invaincu depuis juin 2017 et une défaite en amical face à l'Argentine. Depuis, la Seleçao a obtenu 3 nuls et enregistré 6 victoires, dont celle de mardi, à l'Olympiastadion de Berlin, face à une Allemagne qui ne perdait plus depuis 22 rencontres. Face au Brésil, la Nationalmannschaft avait l'occasion d'égaler son record d'invincibilité, mais s'est finalement inclinée 1-0. La "faute" à Alisson, qui, dans le temps additionnel, a sauvé son but sur une conclusion de Draxler. Se trouver prêt sur l'unique vrai danger du match, c'est aussi cela un grand gardien. Et le Brésil en possède un en la personne du portier de la Roma !
Mattia De Sciglio (Italie)En pleine reconstruction, l'Italie obtient in extremis le nul (1-1) en Angleterre. Et la prestation pleine de vigueur, de personnalité et d'interventions de classe du Bianconero est l'un des bons points azzurri du match de Wembley, avec le leadership de Bonucci et la fougue de Chiesa.Sergio Ramos (Espagne)Le valeureux capitaine d'une équipe d'Espagne qui corrige 6-1 l'Argentine au Wanda Metropolitano de Madrid. Si, sur l'unique but argentin, il est dominé de la tête par Otamendi (qui a également touché un poteau sur une autre action) à la réception d'un corner, Sergio Ramos a largement dominé les débats face à Gonzalo Higuain puis Lautaro Martinez. Et le défenseur central du Real a commandé avec autorité une arrière-garde espagnole rarement mise en danger par l'Albiceleste. Dans les dernières minutes du match, il a même joué les redresseurs de tort en allant bousculer Pavon, coupable d'une vilaine faute sur Koke.Virgil Van Dijk (Pays-Bas)Intraitable en défense face aux Cristiano Ronaldo, André Silva et autres Bruno Fernandes ou Gonçalo Guedes, le défenseur central de Liverpool a parachevé sa belle soirée genevoise en marquant le dernier but des Néerlandais s'imposant 3-0 sur le Portugal, en Suisse. Un beau but, en association avec son compère de charnière Van Ligt, qui, suite à coup franc depuis le couloir droit, lui remise de la tête en retrait depuis le second poteau un ballon que le défenseur le plus cher de l'histoire (84,5 M€ pour passer de Southampton chez les Reds en janvier 2018) expédie d'une superbe demi-volée du droit dans les filets portugais. Il s'agit du tout premier but de Van Dijk en sélection batave.Miguel Angel Trauco (Pérou)Les Bleus sont avisés : le Pérou, c'est du sérieux ! Quatre jours après leur belle victoire sur la Croatie (2-0), "Los Incas" se payent le scalp d'un autre mondialiste, l'Islande, dont ils disposent 3-1 à Harrison, dans le New Jersey. Le joueur de Flamengo fait la loi dans son couloir gauche, limitant les incursions islandaises et surtout arrosant la surface adverse d'excellents ballons. Trauco est à l'origine de deux des trois buts péruviens : sur le premier, il exécute un coup franc qui trouve la tête de Tapia ; sur le dernier, il sert Farfan d'une passe précise du gauche en plein cœur de la défense islandaise.
Thiago Alcantara (Espagne)Un match d'une énorme épaisseur. Non seulement il se montre intraitable face aux avancées argentines, mais en plus le milieu de terrain du Bayern porte régulièrement le danger dans le camp adverse. Il réalise le quatrième but de la Roja en étant au début et à la fin de l'action, trompant Romero d'une frappe du pied droit.Casemiro (Brésil)Si c'est Gabriel Jesus qui a inscrit l'unique but de la rencontre face à l'Allemagne, le meilleur des Brésiliens reste Casemiro, excellent en version digue mais aussi dans l'élaboration du jeu offensif. Pour le milieu du Real comme pour tous ses coéquipiers, le 1-0 de Berlin n'efface en rien le souvenir du 1-7 face à l'Allemagne au Mondial 2014, mais il sert à marquer les esprits à moins de trois mois de Russie 2018.
Isco (Espagne)Jusqu'à mardi, son match référence en sélection était celui de septembre dernier face à l'Italie (3-0) en éliminatoires du Mondial 2018, où il avait brillé de mille feux et signé deux buts. Eh bien, on pourra désormais y ajouter sa prestation face à l'Argentine. Pour le premier triplé de sa carrière au plus haut niveau et l'insolente supériorité technique et tactique déployée face à l'Albiceleste. Le 6-1 porte grandement sa patte et ses trois buts (tous du droit) dénotent un vrai flair d'attaquant, que ce soit le plat du pied sur une remise d'Asensio (2-0), la reprise en pleine course en conclusion d'une ouverture lumineuse d'Iniesta relayée par Iago Aspas (3-1) ou une frappe en déséquilibre sur une remise de ce même Iago Aspas.Kylian Mbappé (France)Après la défaite à domicile face à la Colombie, la France réagit en battant 3-1 la Russie à Saint-Pétersbourg. Aligné en faux 9, le Francilien a réalisé son premier doublé chez les Bleus, se jouant à chaque fois du marquage de Neustädter (en fin de première période et en fin de match) pour tromper Lunev de deux frappes du droit. Mbappé (19 ans et 3 mois) est le plus jeune international français à réussir un doublé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale !Steven Zuber (Suisse)Sur un nuage depuis leur historique première qualification en phase finale de Coupe du monde, les Panaméens sont retombés sur terre. Brusquement. Si, quatre jours auparavant, ils avaient succombé avec honneur face au Danemark (0-1), ils ont été littéralement balayés mardi soir (6-0) par la Suisse. Et parmi leurs bourreaux, on signalera la grande activité de Steven Zeber, intenable côté gauche. Opportuniste sur son but (une reprise du gauche suite à un centre de Gavranovic détourné par un défenseur), il a été brillant à l'occasion des deux derniers buts helvétiques, que ce soit la passe en profondeur pour Gavranovic ou la remise en talonnade à Frei.
Romelu Lukaku (Belgique)Facile victoire de la Belgique face à un autre mondialiste, l'Arabie Saoudite (4-0). Et énième démonstration que les Diables Rouges possèdent un avant-centre de niveau mondial. Chaque ballon qui transite par Lukaku est un ballon dangereux pour l'adversaire. Mardi à Bruxelles, l'attaquant de MU a encore une fois montré toute l'étendue de sa palette : vif et adroit sur le premier but belge en pivotant sur une remise de De Bruyne pour frapper du gauche en puissance ; réaliste sur le 2-0 à la réception d'un caviar de Hazard en préférant taper le ballon avec la semelle pour éviter de le contrôler et risquer d'être contré ; passeur émérite sur le une-deux avec De Bruyne, auteur du quatrième but. Meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale, Lukaku pointe désormais à 33 réalisations. Roberto Notarianni
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