Les temps sont durs pour Illia Zabarnyi. Au Paris Saint-Germain depuis plus d’un an, l’Ukrainien, acheté pour 63 M€ à Bournemouth, peine à convaincre. Pourtant, le club de la capitale voyait en lui la recrue idéale pour apporter de la concurrence en défense tout en préparant l’avenir dans ce secteur de jeu avec un Marquinhos vieillissant. Mais la première saison de Zabarnyi n’a pas vraiment été à la hauteur des attentes placées en lui. Ce, malgré 31 apparitions toutes compétitions confondues sous le maillot francilien (30 titularisations, 1 but). Malgré quelques rumeurs de départ cet été, le défenseur de 24 ans, qui a beaucoup fait parler de lui pour sa cohabitation avec le Russe Matvey Safonov, est resté dans la capitale. L’idée était de repartir du bon pied.

Mais pour le moment, on ne peut pas réellement dire que ça fonctionne. Pour le moment, il a participé à 2 matches cette saison (180 minutes jouées). Le premier le 16 août dernier face à Lens lors du Trophée des Champions perdu 1 à 0. Une rencontre durant laquelle il a couvert Florian Thauvin sur son but. On a revu ensuite l’Ukrainien le 9 septembre dernier face au Slovan Bratislava en Ligue des Champions. Si Paris s’est imposé sur le score de 6 à 1, Zabarnyi a de nouveau été coupable sur le seul but d’un adversaire largement inférieur. Pour le reste, il a été sur le banc à 5 reprises (1 fois lors de la Supercoupe de l’UEFA contre Aston Villa et 4 fois en L1). Il faut aussi noter que Luis Enrique ne l’a pas convoqué dans le groupe face à Brest.
Une deuxième saison compliquée à Paris
L’Asturien avait pourtant volé au secours de son joueur après de nouveaux tacles de la presse sportive. «Je me souviens des critiques contre Barcola, Dembélé, Doué ou Luis Enrique. C’est normal. Je pense que c’est juste que c’est comme ça. On doit valoriser le fait d’être l’un des meilleurs clubs au monde. Je suis très content avec mon effectif.» Malgré tout, le message est plutôt clair pour Zabarnyi qui va devoir montrer un meilleur visage, lui qui joue très peu pour le moment. La coupure internationale pouvait lui permettre de retrouver le terrain et du temps de jeu, mais aussi la confiance et l’assurance nécessaires à son poste. D’autant qu’en Ukraine, il est l’un des leaders de la sélection. Il l’a reconnu vendredi soir après la victoire 1 à 0 en Hongrie.
«J’ai de l’expérience. Vous savez, j’ai déjà joué beaucoup de matches pour l’équipe nationale (57 sélections, 3 buts). Je connais cette équipe de l’intérieur. On a connu des hauts et des bas. Je suis avec elle depuis un bon moment. Alors, bien sûr, ma mission n’est pas seulement d’être sur le terrain et de faire mon travail, mais aussi d’aider les gars, de faire tout mon possible : transmettre les bonnes informations pour que chacun aborde le match avec le même état d’esprit. Et, en principe, je ne suis pas seul. Nous avons des coéquipiers qui nous aident aussi», a déclaré le défenseur, qui a aussi évoqué le début de l’ère Andrea Maldera. «L’atmosphère a vraiment changé. C’est comme si un nouveau souffle d’air frais s’était installé. Et c’est vraiment très bien.»
Zabarnyi a un rôle d’aîné et de leader en Ukraine
Il a ajouté : «comme je l’ai dit précédemment, Maldera est peut-être Italien, mais il a le cœur ukrainien. Il comprend parfaitement la situation. Il vit maintenant en Ukraine et sait combien il est difficile de voyager, combien la vie est difficile pour les Ukrainienss. Vous savez, je pense que ça touche tout le monde. Dans les vestiaires, tout le monde l’écoute attentivement et le respecte énormément. Donc je pense que c’est très positif.» Ce qui l’a été un peu moins, c’est la bagarre qui a éclaté à la fin du match contre les Hongrois. « Ce ne sont que des émotions. Ça arrive dans le football. Je suis allé sur place pour calmer un peu les choses et faire sortir nos joueurs de là. Le sport ne devrait pas être comme ça. Je le comprends. C’est du football, chacun est différent, chacun veut gagner. Mais pour moi, en tant que joueur de football, le plus important est de faire preuve d’une attitude exemplaire, de professionnalisme et de traiter tout le monde avec respect.»
Si Zabarnyi a donc joué son rôle d’aîné auprès de ses compatriotes, sur le terrain, il n’a pas rempli sa mission. C’est en tout cas l’avis de la presse ukrainienne qui ne l’a pas loupé après son match. Si les lecteurs de Tribuna lui ont donné un 6,1, le média ukrainien lui a attribué la note de 6,5 avec le commentaire suivant : «Zabarny a commis d’autres erreurs. Des pertes de balle dangereuses et des erreurs de placement, comme par exemple sur ce centre dans la surface de réparation, où Illia n’a pas évalué la situation et a quitté sa position. Autrefois le meilleur et le plus régulier joueur de l’équipe nationale, il n’est toujours pas parvenu à retrouver ce niveau – sa série de performances médiocres se poursuit.»
Le défenseur se fait encore descendre
Sport est aussi contrarié à son sujet. «L’équipe nationale ukrainienne a livré une prestation décevante lors du premier match officiel de Maldera en tant que sélectionneur. Cela s’est vérifié en début de rencontre, et même en partie en seconde période. Notre sélectionneur italien doit aussi s’inquiéter des problèmes défensifs évidents. Après tout, à l’exception de Krupskiy, qui faisait ses débuts sur le flanc droit de la défense, la ligne défensive à la Puskas Arena semblait familière et traditionnelle. Néanmoins, les erreurs étaient inévitables. Des erreurs flagrantes. Et celui qui commettait ces erreurs flagrantes, entre autres, n’était autre que Zabarnyi lui-même, un joueur du meilleur club du continent».
Ancien défenseur de l’équipe nationale ukrainienne, Oleksandr Kucher a évoqué la passe difficile de son compatriote. «Illia est critiqué depuis longtemps. Je pense qu’il saura gérer la situation. Il reste le leader de l’équipe ukrainienne. À un moment donné, la confiance s’est érodée car les critiques étaient justifiées. Je pense qu’il va revenir. C’est un bon footballeur, c’est une personne forte, et je pense qu’il peut surmonter cette période difficile que tout footballeur traverse dans sa vie.» Celle-ci dure depuis un petit moment maintenant. Ce soir face à la Géorgie, Illia Zabarnyi espère mettre enfin tout le monde d’accord en Ukraine, où il essuie pas mal de critiques depuis quelques mois, mais aussi à Paris.
파리 생제르맹 FC
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