Zinédine Zidane peut remercier Michael Olise, Rayan Cherki et Désiré Doué de lui avoir évité de boucler cette trêve internationale sur une fausse note. Dominatrice, mais inefficace devant, l’équipe de France était bien partie pour s’incliner à domicile face à la Belgique quand « Zizou » a fait la différence en faisant entrer en jeu les trois remplaçants qui se sont rapidement mués en buteurs (Doué, Olise x2, Cherki) et en passeurs (Doué x2, Olise). Un succès 4-1 qui permet donc aux Bleus de finir cette trêve internationale consacrée à la Ligue des Nations à la première place du classement du groupe 1 de la Ligue A. Pour son premier rassemblement en bleu, Zidane a été gâté avec trois victoires et un match nul en quatre matches.

À l’issue du match, le successeur de Didier Deschamps est revenu sur ce succès spectaculaire un peu en trompe-l’œil. « C’est le foot. C’est ce qu’on aime. Il y a eu des difficultés en première période, ça fait partie du jeu. C’est bien de rectifier le tir. C’est ce qu’on a fait, on a réussi à faire une deuxième période extraordinaire. Il nous a manqué ces petits derniers mètres où c’est compliqué si on ne met pas de rythme. On savait qu’avec les changements, on pouvait changer la donne, ce sont des joueurs de grande qualité. C’est un match complet qu’on a fait. Tout le monde a été bon durant ces 15 jours, c’est ce que je retiens. Olise marque, Désiré entre et marque. Ça veut dire que c’était le bon choix », a-t-il confié au micro de TF1, avant de donner les principaux axes de progression. Et pour Zidane, ses joueurs vont devoir mettre à l’accent sur la verticalité dans leur jeu offensif, mais pas que.

Zidane a vu deux axes de progression

« Clairement et occuper la surface de réparation. Il nous a manqué ça pratiquement sur les quatre matches. Occuper la surface quand il y a des débordements, des centres. Ça va venir petit à petit, je suis fier et content de mes joueurs. Au-delà des résultats. On a dix points, on est bien, mais ce que je retiens, c’est l’état d’esprit, de bien avoir travaillé ensemble. » Un constat qui n’est pas une surprise. Même s’il n’a pas été exempt de tout reproche, Estéban Lepaul a passé deux matches (les deux fois contre la Belgique) en recevant très peu de minutions, les attaquants tricolores préférant souvent revenir en arrière quand les centres n’étaient pas ratés. Enfin, des éléments tels qu’Akliouche ou Dembélé ont cruellement manqué de verticalité dans leur jeu. Le premier a passé le plus clair de son temps à naviguer entre les deux côtés sans se montrer tranchant, tandis que le second a été inexistant, aussi bien en 9 que sur le côté droit.

Des ajustements seront à réaliser lors du prochain rassemblement, mais Zidane a préféré retenir l’essentiel : un groupe uni. « Il n’y a vraiment rien à jeter, j’ai même été agréablement surpris de l’état d’esprit de tous les joueurs. Sérieux dans le travail, un groupe qui vit bien ensemble, j’étais très heureux de faire ces 15 jours. Ça va s’arrêter, c’est un peu frustrant, mais bon… Tout le monde a adhéré, et c’est ce qui se dégage de ce groupe, même les joueurs qui sont sortis étaient contents pour ceux qui ont marqué. Il y a toujours un joueur qui va faire la différence, c’est toujours comme ça. On a préparé les choses pour que tout le monde ait son moment. Il fallait faire attention aux joueurs, on ne pouvait pas faire n’importe quoi. » Rendez-vous en novembre pour la suite et la fin de cette phase de poules avec un déplacement en Italie (12 novembre) et la réception de la Turquie (15 novembre).