Cette fois, les Belges n’avaient pas le « seum » comme en 2018, mais les joueurs de Mark van Bommel étaient plus que déçus après la sixième défaite consécutive concédée face à l’équipe de France dans les derniers instants de la rencontre (0-1). Après une rencontre ouverte où les deux nations ont eu les occasions de marquer, Michael Olise a planté un sacré coup de poignard aux Diables Rouges, deuxièmes du classement du groupe 1 de la Ligue A. Un revers qui a frustré plusieurs joueurs, à commencer par le défenseur lillois Nathan Ngoy (23 ans). « On est très déçu parce qu’on avait toutes nos chances pour gagner cette rencontre. On encaisse sur une faute de déconcentration. Il va falloir en tirer les conclusions. C’est une faute parce qu’on doit couper l’action qui mène au but. Ils marquent sur une demi-action. Il y a un match retour dans quelques jours, on ira prendre notre revanche au Stade de France », a-t-il déclaré au micro du diffuseur belge, avant d’être imité par le milieu de terrain défensif de Chelsea, Roméo Lavia (22 ans).

« On va tous se dire qu’on était très proche. Mais en réalité, on est au début d’une nouvelle ère. Jusqu’à présent le coach est très positif, tout le monde a eu une merveilleuse entente avec lui. On est déçu de ne pas prendre les trois points, mais on va analyser la rencontre et en tirer les conclusions. On a également eu des occasions, c’était deux très bonnes équipes. C’est le foot, ça se joue à des détails. On peut être fier, l’atmosphère était exceptionnelle, le public nous a poussés jusqu’au bout. Personnellement, je suis juste heureux d’être de retour avec les Diables, je l’attendais depuis longtemps. Je me sens super bien et je regarde vers l’avant désormais. » De son côté, van Bommel a félicité ses hommes. Le nouveau sélectionneur belge vient d’arriver et après une belle victoire en Italie (2-0), l’ancien milieu de terrain batave n’a pas voulu accabler ses joueurs. Bien au contraire.
Van Bommel est satisfait
« J’ai dit aux garçons que je n’avais rien à leur reprocher. Quand on voit à quelle vitesse ils assimilent notre style de jeu, c’est qu’ils se débrouillent très bien. Cela signifie : se replier immédiatement dès qu’on perd le ballon et essayer de créer une nouvelle occasion de pression. On va essayer de faire ça contre chaque équipe. Si on ne monte pas et qu’on n’attend pas, on encaisse un but de toute façon. Il faut que notre façon de jouer soit claire, que ce soit contre Saint-Marin ou l’Espagne ». Et la presse dans tout ça ? Si les médias locaux ont salué la bataille livrée par les coéquipiers de Mika Godts, ils n’ont pas pu s’empêcher de s’incliner face au réservoir français qui s’est permis de l’emporter, tout en dominant les Belges malgré neuf changements au coup d’envoi.
« Sur une contre-attaque éclair, le Munichois climatise le Roi Baudouin d’un solo chirurgical. Remontée fantastique, petit dribble et un tir, ni spécialement puissant, ni spécialement bien placé, qui trompe pourtant Lammens. Ce sera le seul but du match. Et franchement, il fait mal. Parce que jusque-là, les Diables Rouges avaient vaillamment tenu tête à cette Équipe de France. Mais le talent brut a fini par faire la différence. Au pire moment », écrit la RTBF. En revanche, la Dernière Heure a été plus saignante. « Dégradés par les coiffeurs français : les Diables rouges ont vu tout le chemin qu’il reste encore à parcourir. (…) Il serait simpliste de penser que la Belgique A n’est pas capable de battre la France B. Parce que la France B serait l’équipe A dans 99 % des pays affiliés à la FIFA. Mais ce revers remettra quand même les Diables de van Bommel les pieds sur terre, après leur week-end à Rome. » Lundi prochain, la Belgique aura à cœur de prendre sa revanche au Stade de France.
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