Même si l'équipe de France reste sur deux prestations abouties contre les Etats-Unis (1-1) et l'Allemagne (3-0), Corinne Diacre se veut prudente quant à l'évolution des Bleues, avec les rencontres contre le Nigeria vendredi et le Canada lundi.

«A 14 mois de la Coupe du monde en France, le supplément d'âme nécessaire commence-t-il à arriver ?On travaille pour qu'il soit là à chaque rassemblement. C'est un peu la difficulté que l'on rencontre aujourd'hui. C'est dur d'avoir les joueuses seulement une fois par mois. A chaque fin de rassemblement on fait un constat avec elles. Mais il faut repartir quasiment de zéro au début du rassemblement suivant. C'est un peu difficile. J'aimerais que l'on puisse gagner du temps, en début de stage, donc on refait toujours une piqure de rappel pour que dès le mardi matin on puisse commencer à travailler dans le vif du sujet. J'ai vu des réactions intéressantes ce (mardi) matin, même si ça ne présage rien sur ce qui va se passer vendredi (contre le Nigeria). Il y a un état d'esprit positif. J'ai vu des joueuses ravies de se retrouver. On reste très humble, mais on a été très satisfait des deux dernières sorties, et notamment la victoire contre l'Allemagne (3-0). Mais rien n'est fait, rien n'est joué.Pour la première fois vous avez aligné le même onze de départ contre les Etats-Unis (1-1) et l'Allemagne (3-0). Quel bilan en tirer ?On avait fait une bonne prestation contre les Américaines. On aurait même pu gagner en fin de match, mais le nul était équitable. Il nous a permis d'aller chercher cette victoire contre l'Allemagne. Si on avait battu les Américaines, je ne suis pas sûre qu'on aurait eu les ressources mentales contre l'Allemagne. Je voulais voir ce que ça donnait un même onze à trois jours d'intervalles. J'ai eu des réponses plutôt favorables. On a fait deux matches intéressants, mais il reste des choses à améliorer. Dès lundi soir on a fait un focus sur les points à améliorer.
«Thiney, un choix payant»
Le collectif commence enfin à se mettre en place...
Il y a des automatismes qui se créent, des associations de joueuses que je retrouve et qui se passent en club. J'ai des convictions, mais elles évoluent. Je fonctionne par objectif, quand il y en a un qui est atteint, je passe au suivant. Rien n'est jamais figé. J'espère avoir d'autres objectifs à me fixer. On a essayé des choses en 2017, et je n'ai pas été totalement satisfaite. On a changé en 2018, on va rester comme ça sur ces deux matches là, et on changera sur le prochain rassemblement.
Quel regard portez-vous sur le retour en sélection de Gaëtane Thiney ?
Ça a été un choix payant, pour elle, pour l'équipe et pour moi. J'attends d'elle qu'elle confirme. Elle avait besoin de ce levier de motivation, de se prouver à elle-même qu'elle avait encore le niveau international et de me prouver que je m'étais trompée sur les six premiers mois. La réaction a été plutôt positive.
«Katoto survole le championnat de France»
Vous n'envisagez toujours pas d'appeler Marie-Antoinette Katoto, qui a marqué 17 buts avec le PSG en D1, avant le mois d'août ?
Marie-Antoinette Katoto survole le championnat de France. C'est très clair pour elle. Elle est aujourd'hui à disposition des U20 dans sa catégorie, mais je la suis le dimanche. Si elle brille en Coupe du monde U20 (5-24 août), il est évident qu'elle fera partie des 23 l'an prochain.
Votre groupe pour le Mondial commence-t-il à se former ?
Je l'ai déjà à peu près. Je peux dire aujourd'hui un pourcentage, mais si j'ai une blessée ou une malade, ça remet tout en cause. On va donc attendre un peu pour le donner.»
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