Il y a eu le Stade Rennais. Puis il y a eu le LOSC. Durant le dernier mercato d’été, Martin Terrier a été dragué par ses exs. Le Français âgé de 29 ans n’était pas forcément contre un retour dans l’Hexagone afin de repartir du bon pied. Car ces derniers mois n’ont pas toujours été faciles pour le natif d’Armentières. Recruté par le Bayer Leverkusen pour 20 M€ à l’été 2024, l’attaquant voulait franchir un nouveau cap dans sa carrière après n’avoir connu que l’élite française, de Lille à Rennes, en passant par Strasbourg et Lyon. De l’autre côté du Rhin, il a démarré sa première saison avec 2 buts et 2 assists au compteur. Le tout en 20 matches. Seulement 20 car le joueur français a été trahi par son corps. Il y a eu d’abord deux blessures. Elles l’ont éloigné des terrains durant 20 jours (5 matches manqués).

Des blessures en cascade
Puis est arrivée une rupture du tendon d’Achille droit en janvier 2025. Un énorme coup dur pour Terrier, qui a manqué 269 jours de compétition et 31 rencontres. Ce qui n’est pas l’idéal, surtout quand on vient d’arriver dans un club. «C’est un coup dur pour Martin et aussi pour nous en tant que club. Mais nous le soutiendrons autant que nous le pourrons», avait d’ailleurs reconnu le directeur sportif allemand, Simon Rolfes. Après l’opération et la rééducation, l’ancien joueur de l’OL a retrouvé les terrains le 18 octobre 2025 face à Mayence en Bundesliga. Remplaçant, il a joué 14 minutes. Suffisant pour marquer un but. Il en a ajouté d’autres puisqu’il a inscrit au total 5 buts et délivré 1 assist en 24 matches lors de l’exercice 2025-26.
Mais il a fini la saison à l’infirmerie en raison d’une blessure à l’ischio (116 jours d’absence, 8 matches manqués). Il avait aussi été stoppé quelques jours en février, mais pour une blessure mineure (4 jours, 1 match manqué). Une fois sur pied, Martin Terrier a dû gérer un mercato animé. En France, on n’a pas oublié ses qualités. Surtout pas Bruno Genesio, qui l’a dirigé dans plusieurs clubs. Mais l’OM n’a pas pu se mêler à la course à sa signature. Le LOSC et Rennes ont bataillé. Aucun n’a gagné. Terrier, lui, est resté en Allemagne. Après un petit pépin physique durant l’été (11 jours d’absence, 1 match manqué), il est reparti pour une nouvelle saison à Leverkusen. Pour le moment, il doit se contenter de miettes. En effet, il ne compte que 2 apparitions cette saison (75 minutes de jeu).
Un temps de jeu famélique
La première date du 12 septembre face à Augsbourg en championnat (14 minutes jouées). La dernière, du 16 septembre face à Celje en Europa League (61 minutes). Pour le reste, si on met sa blessure de côté, il est resté sur le banc face à Leipzig sans entrer en jeu. Sa situation est forcément préoccupante. Journaliste pour Fussball Transfers, Tristan Bernert nous en dit plus. «Je pense que lorsque Terrier est arrivé à Leverkusen, le club visait des résultats immédiats. Il venait de remporter le championnat avec Xabi Alonso et cherchait des joueurs opérationnels tout de suite, sans avoir besoin d’une période de développement. C’est sans doute pour cela que le club l’a recruté, alors que Leverkusen mise généralement davantage sur de jeunes talents. À l’époque, l’équipe jouait avec Florian Wirtz, la superstar. Le joueur à ses côtés changeait souvent, même durant la saison du titre, car personne ne parvenait à s’imposer indiscutablement comme titulaire. »
Il poursuit : «peut-être espérait-on que Terrier deviendrait ce partenaire, mais cela n’a jamais vraiment fonctionné. Son poste de prédilection est sans doute celui d’attaquant côté gauche, mais ce rôle était occupé par Wirtz. Il s’est battu pour sa place, alternant entre le onze de départ et le banc. Il n’était pas mauvais, sans être exceptionnel pour autant. Il a ensuite subi quelques blessures mineures avant de se rompre le tendon d’Achille en janvier 2025. À son retour, Wirtz était parti, mais Terrier n’a toujours pas réussi à s’installer durablement comme titulaire. Il s’est blessé à nouveau dans les dernières semaines de la saison et a entamé la saison actuelle avec une nouvelle blessure.»
Une affaire à saisir cet hiver
Le journaliste allemand ajoute : «la malchance liée aux blessures a clairement joué un rôle dans ses difficultés à Leverkusen, mais ce n’est pas la seule explication. Il a connu quatre entraîneurs durant son passage au club (bien qu’il ait été blessé pendant toute la période où Ten Hag était en poste) et aucun ne l’a titularisé régulièrement. Je dirais que ses qualités sportives sont… correctes, sans plus. Il est athlétique, mais pas exceptionnel. Il sait dribbler un peu, mais sans grande maîtrise. Il sait tirer, mais n’est pas un finisseur clinique. Sa technique est bonne, mais pas brillante. C’est le genre de joueur de rotation que l’on peut intégrer à l’équipe pour obtenir une prestation correcte, mais sans attendre qu’il change le cours d’un match. De plus, Leverkusen mise à nouveau sur le développement de jeunes talents, ce qui complique encore davantage sa situation.»
Sous contrat jusqu’en 2029, Terrier n’est pas un titulaire en force cette saison. Ce qui pourrait précipiter son départ. En Allemagne, on s’attend à ce qu’il change de club prochainement. «Quant à savoir pourquoi il n’est pas parti cet été… je l’ignore, je m’attendais pourtant à ce qu’il s’en aille. Il y a même eu des articles à son sujet en Allemagne indiquant qu’il était sur le point de partir pour la France, mais cela ne s’est pas fait. Je ne sais pas pourquoi. Mais à mon avis, il partira à coup sûr l’été prochain, peut-être même dès cet hiver. Enfin, qui sait ?», s’interroge Tristan Bernert. Après des rumeurs de départ à l’hiver et l’été 2026, l’attaquant français, valorisé à 8 M€ par transfermarkt, risque encore de faire parler de lui en janvier 2027 si son cas ne s’arrange pas. Nul doute que des écuries françaises seront encore là pour venir à sa rescousse.
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