Le début de saison très compliqué de l’OM ne s’explique pas uniquement par les résultats ou les choix tactiques. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Grégory Lorenzi a mis en lumière une faiblesse beaucoup plus profonde : les limites physiques de son effectif. Après cinq journées, Marseille est 17e de Ligue 1 avec seulement trois points et quatre défaites, mais affiche surtout le plus faible volume de course du Championnat. Les Marseillais parcourent seulement 102,3 kilomètres par match en moyenne, loin derrière Rennes, leader dans ce domaine avec 114,2 kilomètres. « On est l’équipe qui court le moins en Ligue 1. On n’est pas capables de faire plus, alors on réfléchit avec le staff à des moyens de contourner ça », reconnaît le directeur sportif. Un déficit important que Lorenzi n’attribue pourtant pas à un manque d’implication : « le coach ne voit pas un joueur qui triche. Après, il y a des caractéristiques de joueurs qui font qu’on a certaines carences et on ne peut pas y remédier. On doit essayer d’optimiser. »

Cette faiblesse physique contraint désormais Bruno Genesio et son staff à adapter la manière de jouer de l’OM. Contre Paris, Marseille avait notamment renoncé à aller presser très haut afin de mieux protéger sa défense. Lorenzi pointe également une autre statistique révélatrice des difficultés de son équipe : « une stat dit qu’on prend les buts 24 secondes après notre perte de balle, ça veut dire qu’on était trop exposés. » Le paradoxe est d’autant plus important que l’OM reste performant lorsqu’il possède le ballon, avec des indicateurs élevés en possession et en résistance au pressing. Marseille peut donc maîtriser certaines séquences, mais peine à maintenir cette intensité sur la durée et à réagir suffisamment vite à la perte. Un problème que le staff tente désormais de contourner avec les caractéristiques d’un effectif que Lorenzi ne pourra réellement remodeler qu’au fil des prochains mercatos.
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