Cet été, Sabri Lamouchi et la Tunisie ont vécu un horrible cauchemar durant la Coupe du Monde 2026. À 54 ans, le technicien français a été viré cinq mois à peine après son intronisation, juste après le premier match des Aigles de Carthage face à la Suède (1-5). Il a ensuite été remplacé par Hervé Renard qui n’a pas pu éviter le fiasco tunisien (dernier du classement du groupe F avec 0 point, 2 buts marqués et 12 encaissés). Aujourd’hui, Lamouchi est revenu sur son passage éclair et mouvementé à la tête de la sélection tunisienne dans les colonnes de The Athletic.

« J’étais convaincu de pouvoir changer quelque chose pour eux. Je ne suis pas sûr qu’ils aient été sur la même longueur d’onde. C’est comme dans la vie : on veut se marier avec une seule femme, pour la vie. Mais cette femme, elle ne vous aime pas. Vous êtes à la cérémonie, vous l’attendez, mais elle décide de ne pas venir. Elle ne veut pas vous épouser… C’était triste pour moi : cela fera partie du reste de ma vie, de ma carrière. Mais c’est comme ça. C’était complètement à l’opposé de mon expérience à (Nottingham) Forest… Je suis passé du rêve à son exact contraire. On arrive quelque part avec de bonnes intentions, avec l’envie de faire de son mieux… mais ce n’était qu’un seul match. C’est fou. Quand les gens ne sont pas prêts à changer et qu’ils ont une vision qui ne correspond pas à la réalité, c’est difficile. Mais ça a été une expérience, c’est certain. Pas une bonne expérience, mais une expérience. (…) Même si j’ai été limogé, même si c’était humiliant… je ne peux pas me plaindre. Ça a été un moment difficile. Je suis tellement passionné. J’ai de la chance. Je suis prêt pour un nouveau défi, s’il se présente. Sinon, je profiterai de ma vie et de ma famille. J’ai de la chance parce que je travaille dans le football. » Le message est passé.
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