Le staff des Herbiers, dans lequel on retrouve Thibaut Meyer et Anthony Corre, se prépare pour la finale de la Coupe de France ce mardi face au PSG.

Eux aussi fouleront la pelouse du Stade de France. Anthony Corre, l'entraîneur des gardiens des Herbiers (N1), et Thibaut Meyer, le préparateur physique, vont vivre un instant inoubliable ce mardi, contre le PSG en finale de la Coupe de France (21h05). "Ça va être intense. Les amis et la famille seront là. Il y aura tout un protocole avec La Marseillaise, le feu d'artifice. Il va falloir ouvrir grand les yeux, sans arriver en touristes", prévient pour Goal le mentor de Matthieu Pichot, le gardien des Herbiers.
Arrivé en Vendée l'été dernier après une pige au centre de formation du Stade Brestois, Anthony Corre ne pouvait espérer meilleur début de carrière. "Il n'y a pas si longtemps, j'étais encore joueur. C'est la première grande marche d'une longue série, j'espère", confie le Breton, heureux de partager ce moment avec les joueurs, le staff et son ami Thibaut Meyer, également arrivé l'été dernier en provenance du Paris FC : "Avec Thibaut, on ne se connaissait pas avant, mais entre nous ça a matché direct ! On s'entend très bien, nos femmes aussi. Travailler avec son pote, ça facilite les choses, même si ça nous arrive de ne pas être d'accord."
Le préparateur physique des Herbiers poursuit : "Avec Anthony (Corre), on est arrivés au club avec nos histoires respectives. Il est arrivé avec sa copine, moi pareil. On a fait les mêmes études (STAPS). Sa femme est tombée enceinte, la mienne aussi. Au-delà du travail et du métier, on est devenus amis. Ça nous arrive d'ailleurs d'aller se boire une bière en dehors des terrains quand c'est possible." Une complicité à l'image de l'ambiance générale du staff. "Après l'éviction de l'entraîneur Fabrice Reculeau en janvier, on est passés d'un fonctionnement à quatre à un fonctionnement à trois. Le staff est complémentaire, il y a une bonne entente", assure Anthony Corre.

"On a des rôles bien définis, ajoute-t-il. Pendant le match, il ne faut pas que tout le monde se lève pour donner des messages à Steph (Masala). C'est Thib (Meyer) qui y va. En revanche, si j'ai quelque chose à dire à mon gardien, je le fais sans problème." Un gardien avec lequel il a partagé l'une des images fortes de la compétition, lors la séance de tirs au but contre Lens, en quart de finale. "Les gens continuent de m'en parler, indique-t-il. Ce jour-là, j'ai pris Matt (Pichot) par le bras pour qu'il reste dans sa bulle. Je lui ai mis la parka sur la tête. Il m'a dit 'Antho, t'es fou. S'ils voient, ils vont changer leur préférence.' Je lui ai dit 'Non, tais toi, regarde et écoute !' C'était une vidéo des plus beaux arrêts de gardiens sur tirs au but, avec une musique qui motive. À la fin, on s'est échangés des mots qui resteront gravés à vie. Il a enlevé la parka et m'a dit 'T'en fais pas Antho, je vais le faire'."
La suite, on la connaît. Les Herbiers se sont imposés et Matthieu Pichot a été brandi en héros. "Pich a été mis en avant, mais s'il est sous le feu des projecteurs aujourd'hui, c'est aussi grâce à Esteban Salles et Jean Louchet. J'ai trois gardiens formidables", souligne Anthony Corre, qui pourra compter sur les ondes positives de son cousin, Romain Corre, l'entraîneur adjoint de l'équipe brestoise de handball, victorieuse de la Coupe de France à Bercy samedi.
Pour réitérer l'exploit dans sa discipline et faire vasciller le PSG, il faudra espérer que le groupe soit "à 200% physiquement", explique-t-il. "Mais je ne peux pas garantir que les joueurs tiendront la cadence, reprend Thibaut Meyer. Il va falloir se transcender, aller chercher des ressources insoupçonnées face à des joueurs qui joueront la Coupe du monde." Et de conclure : "Peu importe l'issue, on a déjà gagné notre finale et le fait d'être au Stade de France, ce n'est que du bonus."
ПСЖ
Лез Эрбье
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