L’OM s’apprête à recevoir l’Olympiakos en Ligue Europa dans quelques semaines. Une rencontre qui suscite déjà une attention particulière des autorités en raison du profil des supporters grecs attendus. « La Coupe d’Europe, surtout avec le nouveau format, c’est toujours un petit peu de la loterie. La phase de poule de Ligue des champions, de Ligue Europa et de Conférence Ligue suscite toujours notre intérêt. Sur les rencontres à venir, on a un œil attentif sur les venues de Galatasaray, qui va venir deux fois en France, à Lille puis à Paris. On a aussi l’Olympiacos qui vient à Marseille dès le milieu du mois d’octobre. On connaît la rivalité qu’il y a avec certains clubs grecs, et l’amitié que les supporters de Marseille peuvent avoir avec l’AEK Athènes. Forcément, on aura un œil très attentif sur ces rencontres, qui nécessitent une grande préparation en amont avec des volumes de spectateurs importants. Les clubs turcs et grecs remplissent leurs parcages, avec notamment la diaspora. On a vraiment quelques rencontres européennes à un haut niveau de risques qui s’annoncent. Pour le reste de la Ligue 1, nous sommes habitués, c’est un peu notre pain quotidien», rappelle Ronan Delcroix au micro de RMC Sport. La préparation de ce type de rendez-vous débute dès le tirage au sort, avec un travail coordonné sous l’égide de l’UEFA et des autorités locales.

« Dès le tirage effectué, l’UEFA organise un grand séminaire où ils réunissent les responsables de la sécurité au niveau de l’instance, mais aussi des représentants des clubs, des représentants des polices locales. Dans ce tour de table, sous l’égide de l’UEFA, il y a un premier échange d’informations sur la nature des supporters, le volume des supporters attendus, ce que le club local souhaite mettre en place et va mettre en place pour accueillir les supporters visiteurs. La police donne aussi des indications sur la manière de gérer les supporters visiteurs. C’est la première partie du travail, avant de nous mettre en relation avec nos homologues grecs afin d’obtenir toutes les informations nécessaires sur le profil des supporters. À partir de cet instant, on fait une analyse de risque. Un mois avant la rencontre, la police locale et le Préfet de département vont organiser une première réunion pour évaluer la menace, le risque et concevoir le dispositif. Une deuxième réunion aura lieu quelques jours avant le match, où le dispositif est calibré et présenté à tout le monde. » Le commissaire Ronan Delcroix précise également que la rencontre sera considérée comme particulièrement sensible. « La DNLH rend son classement 48 heures avant le match, nous avons des informations jusqu’au dernier moment, par exemple sur des supporters à risque qui deviennent ou ne viennent pas. On ne fait pas de classement avant l’heure, ce qu’on peut être sûr, c’est que ça sera un match à très haut risque, et qui sera forcément classé à un niveau important, puisque les risques existent. »
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