C’était un match amical qui avait suscité beaucoup de polémique, dès que le nom de l’adversaire de l’Albiceleste avait été annoncé. Et pour cause, si la finaliste du dernier Mondial a joué contre le Burkina Faso et s’apprête à affronter le Bénin dans 3 jours, c’est d’abord pour des raisons financières. Effectivement, ces nations africaines ont accepté de jouer sans rien recevoir en échange, et l’AFA (la Fédération Argentine) empoche ainsi toutes les recettes liées au match, ne partageant pas avec son adversaire comme c’est la norme. Ce que la plupart des pays n’acceptent logiquement pas.

Un premier élément à prendre en compte donc, alors que le Burkina Faso a connu de véritables péripéties pour arriver jusqu’au Monumental. Pas contents des conditions du voyage - certes pris en charge par l’Argentine mais via des vols low cost - et sans prime économique pour les joueurs, la majorité des membres de la sélection burkinabé ont décidé de quitter le rassemblement et de ne pas voyager en Argentine. L’avion s’est donc envolé avec un groupe quasi intégralement composé de membres de l’équipe U23, appelés en urgence au dernier moment.
La presse argentine parle de honte
De plus, l’avion de la délégation burkinabé a atterri à peine 3 heures avant le coup d’envoi du match, ce qui n’a pas permis aux joueurs de se reposer et de reprendre des forces après un long voyage, avec d’autres éléments à prendre en compte comme le décalage horaire. Résultat des courses : l’Argentine a, sans surprise, roulé sur son adversaire, avec un succès 7-0, et des réalisations de Lautaro Martinez, Gianluca Prestianni, Nico Paz, Julian Alvarez, Franco Mastantuono et Giuliano Simeone, alors qu’un joueur du Burkina, Moumouni Diallo, avait marqué contre son camp.
Un scénario qui n’a pas forcément plu à Lionel Scaloni, qui a certes mis en avant la dignité des jeunes du Burkina, mais qui a aussi affirmé vouloir « affronter des équipes plus fortes s’il pouvait choisir ». Habituellement orgueilleuse et enthousiaste, la presse argentine reste très mesurée cette fois-ci. « L’Argentine a écrasé le Burkina Faso qui avait du jet-lag, dans un match qui, plus qu’un amical, a été une honte », écrit par exemple Clarin. « L’Argentine a battu le Burkina Faso 7-0 dans un match qui a été une honte. L’équipe de Scaloni a fait ce qu’elle devait faire face à une équipe juvénile qui était arrivée dans le pays quelques heures avant seulement », indique de son côté La Nacion. Voilà qui devrait faire réfléchir la Fédération Argentine…
ลิโอเนล สกาโลนี่
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