L’Italie retient son souffle. Huit ans après le traumatisme de l’absence au Mondial russe et quatre ans après une nouvelle désillusion face à la Macédoine du Nord, la Nazionale se retrouve une fois de plus dos au mur dans ces barrages pour la Coupe du Monde 2026. La sélection dirigée par Gennaro Gattuso devra d’abord se défaire de l’Irlande du Nord dans une confrontation à Bergame qui s’annonce électrique. En cas de qualification, un dernier obstacle se dressera ensuite entre les Italiens et le billet mondial : soit le Pays de Galles, soit la Bosnie-Herzégovine. Autant dire que l’enjeu est immense pour une sélection qui ne peut plus se permettre une nouvelle catastrophe.

Car dans la péninsule, les cicatrices sont encore vives. L’élimination face à la Suède lors des barrages de la Coupe du Monde avait plongé le pays dans une crise profonde. Et malgré le sacre à l’Euro 2021, la rechute avait été brutale avec la défaite inattendue contre la Macédoine du Nord aux portes de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Deux absences consécutives impensables pour une nation quadruple championne du monde. Dans ce contexte, chaque décision du nouveau sélectionneur est scrutée avec anxiété par les tifosi, conscients que ces barrages pourraient marquer un tournant majeur pour la Nazionale.
Pas de belle histoire pour Verratti
Au moment de dévoiler sa liste, Gennaro Gattuso a pourtant créé la surprise. Plusieurs retours étaient évoqués avec insistance ces dernières semaines, notamment ceux de Nicolò Zaniolo, Federico Bernardeschi, Marco Verratti ou encore Jorginho. Finalement, aucun de ces noms ne figure dans la sélection. Le technicien italien a préféré miser sur un groupe plus homogène, articulé autour des cadres habituels de la Nazionale. Dans les buts, Gianluigi Donnarumma mènera la hiérarchie devant Elia Caprile, Marco Carnesecchi et Alex Meret. La défense s’appuie notamment sur Alessandro Bastoni, Riccardo Calafiori, Andrea Cambiaso, Federico Dimarco ou encore Gianluca Mancini, tandis que le milieu conserve une forte identité avec Nicolò Barella, Sandro Tonali, Manuel Locatelli et Davide Frattesi. Devant, la concurrence sera ouverte entre Mateo Retegui, Gianluca Scamacca, Moise Kean ou encore Francesco Pio Esposito.
Cette sélection est aussi marquée par plusieurs absences importantes. Le capitaine napolitain Giovanni Di Lorenzo, blessé, manquera notamment à l’appel, tout comme son jeune coéquipier à Naples, Antonio Vergara. Les responsabilités reposeront encore davantage sur certains leaders techniques et mentaux de l’effectif. Nicolò Barella devra incarner l’âme du milieu de terrain, tandis que Sandro Tonali et Manuel Locatelli auront la lourde tâche d’apporter créativité et équilibre. En attaque, la Squadra Azzurra espère trouver un véritable patron offensif. Dans un pays encore hanté par les fantômes des dernières campagnes manquées, cette génération sait qu’elle joue bien plus qu’une simple qualification, mais toute la crédibilité du football italien.
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