Cette trêve internationale de septembre-octobre est l’occasion pour de nouveaux sélectionneurs de prendre plus concrètement leurs fonctions. En France, Zinedine Zidane a pris ses quartiers depuis lundi à Clairefontaine. Ailleurs en Europe, Xavi a démarré son mandat de sélectionneur des Pays-Bas. Mark van Bommel en a fait de même en Belgique, tout comme Roberto Mancini en Italie. En Allemagne, Jürgen Klopp a aussi enfilé son nouveau costume de sélectionneur national. Mais l’ancien coach de Liverpool n’a pas pour autant délaissé sa fameuse casquette, qu’il porte déjà lors des séances d’entraînement de la Nationalmannschaft. Une sélection qui a vécu un été difficile après l’élimination dès les 1/16es de finale de la Coupe du Monde par le Paraguay.

Ce qui a coûté sa place à Julian Nageslmann. Pour lui succéder, la fédération allemande est donc allée chercher Klopp, qui s’épanouissait dans son rôle de responsable du football chez Red Bull et en tant que consultant à la télévision. L’appel de la DfB a tout changé. Nommé sélectionneur, le coach de 59 ans veut imposer son style. Lors de sa conférence de presse de présentation, il avait notamment averti la presse allemande qu’il démissionnerait de son poste si jamais elle s’attaquait à sa vie privée ou à sa famille. Puis, il a surpris tout le monde en dévoilant non pas une, mais deux listes pour son premier rassemblement à la tête de l’équipe nationale. Un choix qu’il a expliqué face aux journalistes, qui semble cohérent même si certains estiment qu’il ne profitera pas de toute la fenêtre internationale pour avancer avec son groupe.
Klopp serre la vis
«Nous n’avons pas créé d’équipe A ou B. Nous voulons gagner les quatre matches. J’ai ouvert grand la porte et j’ai dit : “Tous ceux qui veulent participer ont leur chance.” » Ce sont 44 joueurs qui ont rejoint Klopp et ses équipes durant cette trêve internationale. Un travail colossal, mais nécessaire pour le technicien qui a mis en place une sorte de laboratoire pour avoir le plus d’informations et de certitudes possibles durant les prochaines semaines de travail. Le natif de Stuttgart, au caractère bien trempé, veut aussi imposer son style dans les moindres détails. Il souhaite que la sélection nationale soit dirigée de manière plus professionnelle et structurée qu’auparavant. Cela passe notamment par les règles de vie non négociables qu’il a mises en place depuis le début de la semaine.
Sport Bild révèle ainsi qu’il accorde une grande importance à la ponctualité. Contrairement à Nagelsmann qui pouvait se montrer plus souple, Klopp impose des horaires précis. Le dîner est pris à 19 heures. Tout retard est sanctionné par le coach, qui veut une plus grande camaraderie et une meilleure communication entre tous ses joueurs, notamment lors du moment des repas. L’Allemand a aussi interdit l’usage des téléphones portables, notamment lors des séances de massage ou les échauffements. Enfin, il a également fermé la porte du centre d’entraînement et des hôtels des joueurs aux coiffeurs, qui pouvaient venir avant les matches. Ce ne sera plus le cas. Les visites des familles sont aussi réduites au minimum. Klopp veut resserrer les rangs et ne veut pas de perturbations extérieures. Terminés les privilèges, le nouveau staff se montre rigoureux et ferme.
齐达内
克洛普
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