Depuis cet été, Bradley Barcola fait logiquement parler de lui sur les rives de la Mersey. Transféré à Liverpool en échange de 140 M€, l’ailier français de 24 ans connaît un démarrage poussif avec les Reds. En cinq apparitions, l’ancien pensionnaire de Paris Saint-Germain n’a toujours pas marqué le moindre but ni délivré de passe décisive. Interrogé par Betway sur la capacité de Barcola à devenir l’un des meilleurs ailiers du monde, l’ex-Gunner a demandé de la patience pour son compatriote.

« Ça dépend, car on oublie souvent que la tactique, l’équipe et la manière de jouer ont leur importance. On constate que tous ceux qui s’intègrent au système de Luis Enrique brillent : Kvaratskhelia, Dembélé, Doué, Barcola. Ce n’est pas toujours facile quand on est habitué à un certain système et à une certaine façon de jouer, où tout le monde sait ce qui se passe à tout moment. Il vient d’arriver à Liverpool, il ne parle pas anglais, et le style de jeu est différent, avec une intensité différente en championnat. J’ai dû m’y adapter de la même manière, puis il y a eu ce petit déclic et je me suis senti plus à l’aise. On commence à parler anglais, on peut plaisanter dans les vestiaires, on est un peu moins timide et les gens commencent à savoir qui on est. Ce n’est pas un environnement facile pour débuter, et même s’il n’a pas demandé son prix, celui-ci est inscrit sur son dos. Nous savons tous qu’en un contre un, il est redoutable, et qu’il est rapide. La seule chose sur laquelle il doit travailler, c’est sa finition, mais c’est normal. Si vous comparez ma finition à 19 ou 20 ans à celle de la fin de ma carrière, c’était très différent. J’ai acquis beaucoup plus d’assurance dans mon jeu. Avec deux victoires consécutives en Ligue des champions, ses sélections en équipe de France, son prix et la qualité dont il dispose, les gens ne vont pas attendre qu’il devienne un joueur accompli ; il va donc devoir faire ses preuves. Il y aura des attentes, et même s’il manque parfois un peu de finesse dans la finition, il crée énormément d’occasions. » C’est dit.