À l’heure où Lionel Messi (39 ans) s’apprête à disputer le tout dernier match de sa carrière avec l’Argentine le 6 octobre prochain face au Bénin, Cristiano Ronaldo a très rapidement répondu à tous ceux qui pensaient le voir tirer sa révérence avec le Portugal après une Coupe du Monde 2026 pas franchement réussie (3 buts). À 41 ans et après 146 buts inscrits en 233 sélections, la star d’Al-Nassr a décidé de repartir pour un tour. Bien heureux d’avoir vu son ancien coach en Arabie saoudite, Jorge Jesus, succéder à Roberto Martinez au poste de sélectionneur de la Seleção das Quinas, CR7 figure bel et bien dans la liste des joueurs convoqués pour disputer les rencontres de Ligue des Nations face au Pays de Galles (24 septembre), à la Norvège (27 septembre, 4 octobre) et au Danemark (1er octobre).

«J’arrive à passer entre les balles»
La fédération portugaise n’a d’ailleurs pas hésité à envoyer son emblématique numéro 7 au feu pour crever l’abcès avec une grande partie des médias. À l’issue du Mondial aux États-Unis, beaucoup réclamaient le départ de Ronaldo. CR7 est donc venu répondre directement aux sceptiques. L’ancien pensionnaire du Real Madrid et de Manchester United a commencé par la jouer profil bas devant les caméras de Canal 11 en annonçant d’entrée de jeu qu’il se pliera aux ordres de son nouveau sélectionneur, et ce, même si ce dernier le laisse sur le banc de touche. « Il me connaît depuis l’an dernier. Il sait ce que je peux donner sur et en dehors du terrain. Mon expérience, après toutes les années passées ici. Je suis là pour aider, que je joue ou non. Je ne suis qu’un parmi d’autres. Ça a toujours été comme ça et ça le restera », a-t-il confié, avant d’envoyer quelques piques aux médias présents en conférence de presse.
« Mon objectif, c’est les 1000 buts et tenter de gagner la Ligue des Nations. C’est une nouvelle ère avec Jorge Jesus. (…) C’était le choix idéal compte tenu de ses qualités. Le passé, c’est le passé. C’est une nouvelle ère, un nouvel esprit, de nouvelles tactiques, une nouvelle langue. Ce que je souhaite par-dessus tout, c’est que tout se passe pour le mieux. Nous sommes tous convaincus que tout ira bien. L’équipe est prête, ce sera un long défi et je lui souhaite bonne chance. Je ne peux pas être sincère à 100%, je dois parfois être politiquement correct. Cette année est celle où j’ai senti le plus d’affection. Je sais que certains médias aiment m’attaquer, ou me tuer, mais ils n’ont aucune chance. Même avec ça, j’arrive à passer entre les balles. Je suis habitué », a-t-il lâché, avant de répondre à une journaliste lui demandant s’il avait une idée de la date de sa retraite.
«Je suis une plus-value en club, mais je peux aussi apporter beaucoup de choses en sélection»
« J’aimerais y répondre, mais je ne peux pas parce que je ne sais pas ! J’ai appris une chose depuis que j’ai un peu plus de trente ans : je vis le moment, je ne pense pas au lendemain. C’est possible ? Oui. C’est très probable ? Oui. Est-ce que ça va arriver ? Je ne sais pas. Prévenir les Portugais avant ? Pourquoi que les Portugais ? Je préviendrai le monde, je suis « worldwide », je n’appartiens pas qu’aux Portugais. Mais oui, je préviendrai. » L’heure n’a donc pas encore sonné et quand une autre journaliste a tenté de lui demander s’il se sentait encore capable de disputer les 90 minutes d’un match, alors que des plus jeunes tels que Gonçalo Ramos ou Fabio Silva poussent derrière, Ronaldo a été très cash. « Qu’est-ce que tu en penses ? Tu as vu mes matches avec Al-Nassr ? Pourquoi pas jouer 90 minutes ? Pas à tous les matches, mais pourquoi ne pas jouer parfois 90 minutes ? Il y a une certitude : je ne jouerai pas les 90 minutes des quatre matches », a-t-il répondu, avant d’enchaîner.
« Si je viens en sélection, c’est parce que je fais des différences avec mon club. Je suis une plus-value en club, mais je peux aussi apporter beaucoup de choses en sélection. Je vais me répéter, je ferai tout ce que le coach voudra de moi : jouer, sortir, ou même ne pas jouer. L’honneur que j’ai pour représenter le Portugal est plus grand que n’importe quoi. Ce n’est pas pour autre chose. C’est un honneur et une passion de venir en sélection. Le coach sait qu’il peut compter sur moi. Je peux aider sur le terrain, de par mes matches, pas grâce à mon CV. Quand je sentirai que je ne sers plus à rien ici, que je ne donne plus rien sur le terrain, que je marque plus de buts ou que je crée une mauvaise ambiance, je serai le premier à faire mes valises pour m’en aller. Donc s’ils comptent sur moi, je compte sur eux. Les Portugais comptent sur moi, c’est pour ça que je reste en sélection », a-t-il confié, avant de conclure quand un journaliste lui a demandé s’il se voyait jouer le Final Four de la Ligue des Nations en juin 2027 ou encore l’Euro 2028. « Je ne pense pas à demain, mais au jour le jour. Je n’ai plus l’âge pour ça. Je ne pense qu’au présent. Je sais que beaucoup de vous sont excités à l’idée que je ne vienne plus. Je le sais, je l’ai senti dans la manière dont vous m’avez posé les questions. Ce n’est pas vous tous, mais au moins la moitié. Mais je suis habitué à ça. » Il en faudra plus pour déstabiliser la légende portugaise.
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