La mission d’Álvaro Arbeloa tourne au fiasco en Angleterre. Arrivé sur le banc de Fulham avec l’ambition de redresser le club londonien, l’ancien entraîneur du Real Madrid n’a toujours pas remporté la moindre rencontre après six journées de Premier League. Avec seulement deux points au compteur, les Cottagers occupent la dernière place du classement et voient la pression s’accentuer sur leur entraîneur espagnol. La dernière défaite face à Ipswich Town a encore fragilisé sa position, alors que son équipe menait jusqu’à la 88e minute avant de s’effondrer dans les derniers instants.

Cette nouvelle désillusion a provoqué de vives critiques dans la presse britannique. The Guardian a évoqué une remontée d’Ipswich dans les dernières secondes, tout en soulignant que la pression augmentait sur Arbeloa. La BBC a également insisté sur la situation délicate du technicien, qui assure ne pas avoir peur malgré les mauvais résultats. De son côté, The Independent a pointé du doigt une équipe apathique, incapable de conserver son avantage, tandis que Sky Sports attend désormais une réaction de l’entraîneur espagnol, sous peine d’être sur la sellette.
Álvaro Arbeloa répond aux critiques
Au-delà des résultats, c’est surtout la capacité d’Arbeloa à gérer ses rencontres qui est désormais questionnée. Malgré une volonté de renouveler son effectif en s’appuyant notamment sur de jeunes talents de la formation du Real Madrid, le technicien n’a pas encore réussi à donner une véritable identité à son équipe. Les chiffres sont particulièrement inquiétants : deux points pris sur dix-huit possibles, aucune victoire et déjà plusieurs rencontres au cours desquelles Fulham a laissé filer des résultats favorables. Les premières rumeurs autour d’un possible licenciement avaient émergé dès la mi-septembre, mais le manque de recul avait alors joué en faveur de l’Espagnol.
Après six journées sans succès, son crédit semble désormais s’amenuiser. Mais l’ex-Madrilène évoque justement son passé à la Casa Blanca pour se relancer : «peut-être qu’ils ne me connaissent pas, mais j’ai joué avec et entraîné la meilleure équipe du monde. Peut-être qu’ils ne le savent pas, mais pour qu’ils le sachent, la pression fait partie de ma vie depuis que je suis enfant. Je ne m’inquiète jamais de ma position. Je ne ressens pas la peur. On ne peut pas être entraîneur si on la ressent. Il faut travailler, prendre des décisions et montrer de la confiance aux joueurs». Les prochaines rencontres face à Hull City et Coventry City pourraient peser lourd dans la balance. Une nouvelle contre-performance accentuerait encore les doutes autour d’Álvaro Arbeloa.
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